Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 13:35

Aujourd'hui, je suis allée faire les courses. J'ai mis mes talons de 8 centimètres parce que j'avais envie, ça faisait deux bonnes semaines que je n'avais pas mis de talons donc ça me manquait. Je monte dans ma petite voiture rouge et c'est parti. J'arrive donc au magasin, me gare et me rend compte que j'ai oublié de prendre les sacs pour le trajet magasin-voiture. Erreur ! Bon, c'est pas grave, on y va, on verra bien. Je prends un petit chariot à roulettes et j'entre. Détail stupide, j'avais oublié à quel point la moyenne d'âge de mon petit village est élevée. Je me retrouve nez à nez avec un petit vieux qui regarde les poireaux. Il me dévisage de la tête aux pieds. J'en fais autant. Après 30 secondes de stupeur mutuelle, nous continuons nos chemins réciproques. Tout va bien, je traîne mon chariot derrière moi avec grand fracas tout en prenant deux sacs en plastique à chaque prise d'aliments. J'arrive aux concombres, j'en prends un et le mets dans un sac, le sac se perce et le concombre tombe. Coupé en deux. Horreur.

 

Pendant que je le ramasse, j'entends une voix dangereusement familière qui me parle.  "Ah, ils disent que c'est solide mais ça tient pas." Que répondre ? Je me redresse et vois le couple de barges qui vivent à la sortie de la ville. Bon, je ne vais pas vous raconter pourquoi ils sont barges parce que c'est une affaire sordide mais croyez-moi, ils le sont vraiment. Je me dépêche de prendre un autre concombre, je lui fais mon plus grand sourire et me contente d'un pauvre oui. Je fuis tout en me rappelant ce que je connais sur ce couple. Tout ce que je peux vous dire c'est que la femme n'a pas toute sa tête et que lui est aussi un peu dérangé et a les yeux baladeurs... Bref, je me hâte au rayon mouchoirs. Une fois, que j'ai rempli toute ma liste, je me dirige vers la seule et unique caisse - oui, le magasin est petit - et je me retrouve derrière le couple de fous. Pas de bol. La dame au bout essaie de payer, elle raconte qu'elle a pris la carte de son mari, elle tape le code et le caissier lui répond "paiement refusé". Doublement pas de bol, en plus, il va falloir attendre un autre moyen de paiement. Mais la dame ne se démonte pas et sort sa propre carte de crédit ! Quand je vous dis que j'habite dans un pays de fous... Bon, tout va bien, elle fonctionne, ouf. On avance et puis le caissier demande à sa collègue comment on fait quand la caisse à des problèmes. Re zut. Je dois attendre patiemment qu'ils ouvrent une autre caisse pendant que l'homme du couple essaie d'engager la conversation. Je me passionne tout à coup pour quelque chose qui vient d'apparaître sous mes yeux "Schweizer Kräuterzucker - ohne Zucker". Ces bonbons n'étaient pas là par hasard, j'en suis sûre ! Ils m'ont littéralement sauvé la vie. Essayant donc de comprendre comment Kräuterzucker pouvait être ohne Zucker, je me dirige finalement vers la caisse qui vient d'être ouverte. J'en suis soulagée.

 

Je mets mes petits achats sur le tapis roulant tout en essayant de ne pas tomber et d'avoir l'air classe. Pas facile. Je parviens tant bien que mal à tout mettre sur ce tapis. Le caissier qui s'occupe de la caisse où je suis maintenant se lève, va chercher des petits panneaux de séparation et en met un entre la dame devant moi et moi-même. Il me fait son plus grand sourire, je lui dis merci et il va se rassoir. Vient mon tour, j'avais préparé mes petits sacs, j'étais opérationnelle. Je regarde le caissier pour qu'il commence à prendre mes achats mais il est plongé dans un monde dont lui seul détient la clef. J'attends donc. Détail féminin, vous noterez ce que peut voir un caissier quand vous êtes face à lui... Quand je m'en suis rendu compte, je suis passée de l'autre côté. Le caissier est revenu de son monde lointain et m'a offert son plus beau "BONJOUR !!!!". Euh, bonjour. Je me dépêchais de prendre tout ce qu'il me donnait et de le mettre dans mes sacs. A un moment, il se lève avec mes carottes et mon raisin. Mais il va où ? Puis il revient, tout content. Mince, j'avais pas vu la balance... "VOUS AVEZ LA CARTE DU MAGASIN ?" Encore plus sourire. Je la lui donne. Trop heureux qu'il était et puis il n'arrêtait pas de me regarder. Bon, bin si je peux égayer sa journée... mais concentre-toi, en plus tu as oublié de me donner mon shampoing. Ah non, voilà, qu'il s'arme d'un objet en métal, il me regarde fièrement et commence à découper la réduction collée sur la boîte. Je regarde la dame derrière moi, navrée. Elle compatit, merci.

 

Il me souhaite une bonne journée, je m'arme de mes cinq sacs plastique et il demande "ça va aller ? Vous savez, vous pouvez faire plusieurs voyages" Oh non, surtout pas ! "Non, non, c'est bon, j'avais oublié mes sacs mais ça va aller, c'est bien équilibré, ça va pas casser et tout va rentrer dans la voiture, je vous remercie, bonne journée."  Sur ce, je me suis précipitée dans la voiture. J'étais tellement déboussolée que j'ai failli griller le feu de la rue mais ça va je suis rentrée sans encombre et je ne me suis pas pris le mur en rangeant la voiture. Un exploit.

 

Résultat des courses, quand on met des talons, il faut assumer jusqu'au bout, parce qu'il y a des VPs partout.   

 

 

Mi

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Nat 18/08/2011 23:41


HAHAHA, j'ai lu "je suis rentrée sans concombre" au lieu de "sans encombre". Dis-dooooonc, Mariiiiiiiiiie, tu rayonnes, semble-t-il !
Et... c'est quoi, des VPs ?


Mi 11/09/2011 18:59



non, avec concombre xD vp = vieux pervers xD



Présentation

  • : Le blog de Mi
  • Le blog de Mi
  • : Un tas de trucs et de bricoles.
  • Contact

Recherche

Liens