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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 17:52

Ouf. J'ai l'impression d'avoir passé mon après-midi à écrire un roman. En fait, quand j'ai mis le point final, je me suis rendu compte que je n'avais écrit que trois pages dont une de bibliographie. Désespérant. Le pire, c'est que j'écrivais en français ! Bon, d'accord les quinze dernières lignes étaient en anglais mais quand même. Navrant, tout juste navrant. Bon, mais c'est pas grave, le projet est envoyé. On verra bien ce que mes correcteurs me diront. Le projet à rendre pour avant le 15 mai, il vaut qu'il soit bouclé dès que possible parce que j'ai encore deux petits examens (demain et après-demain), de la conférence vendredi et ou samedi et accessoirement, je dois aussi (me) taper 30-40 pages de deutsch. Et puis, évidemment, écrire c'est bien joli mais faut que je profite à donf de ce mois-ci, c'est le dernier avant le travail. Heureusement que les conventions font leur chemin tranquillement. 

L'an prochain, je sens que je vais publier du livre. Entre le projet qui va bien me prendre 80 pages, l'allemand idem, et les dossiers pour l'immigration, l'imprimante-photocopieuse-scanner va devenir indispensable ! 

C'est vrai qu'un de mes rêves les plus fous serait d'écrire des chroniques dans mon pays anglophone tout en enseignant à l'université et codiriger une entreprise de traduction. Ok, c'est beaucoup mais je suis habituée à faire plein de trucs. Quadruple cursus l'an prochain, quand même. Quand j'arrive en double thèse, je me calme, promis. 

 

Enfin, en attendant, j'ai toujours pas révisé l'examen de jeudi et je ne peux pas le faire demain. D'ailleurs, je ne sais même pas où je le passe cet examen, heureusement, je sais avec qui... Et puis évidemment, certains font le pont alors bonjour pour avoir des renseignements ! Non, mais vraiment, il y en a qui se mette pas trop la pression. 

J'avoue que ma mère ne me reconnait plus. La dernière fois que j'étais à la maison, elle est entrée dans ma chambre, elle m'a demandé "tu bosses", je lui ai dit "oui" et je suis retournée taper. Faut dire que l'année du bac, quand j'avais un trou dans l'emploi du temps, je dessinais, là quand j'ai un trou j'écris, je bosse, je relis, j'envoie du mail, je vais prendre des bouquins, je lis, je note, j'écris, j'envoie, je corrige, j'ajoute, je supprime, je rédige, j'écoute, je me réveille en pleine nuit parce que j'ai une idée. Une vraie tarée. Ma soeur n'en revenait pas que je dorme avec mes livres. Oui, il y a des livres dans mon lit, à côté du lit, par terre, sur le bureau, dans les étagères, les cartons, sous le lit, partout, quoi. Mais j'adore ça, j'adore être toujours occupée, c'est stimulant et ça fait du bien au cerveau et quand Smith débranche la machine, bah on regarde un film en sirotant un thé et on rêve de Mr Perfect. Si c'est pas beau la vie.

 

Voilà, tout ça pour dire qu'il faut que j'aille écrire pour de vrai (parce qu'ici, c'est pour de faux) mais avant une bonne chedou, du thé et des biscuits. Et si par chance, j'avais un peu de temps pour lire et si possible apprendre mon cours de politique historique germano-européo-mondiale, ce serait pas mal. 

 

Mi

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 00:39

I need my family

I need cucombers

I need languages

I need writing

 

I need my friends

I need chocolate

I need dreams

I need traveling

 

I need my glasses

I need pasta

I need studies

I need drawing

 

I need you

 

Mi

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 22:45

C'est drôle. Je n'aurais jamais pensé écrire un article sur ce sujet. Encore moins dans mon mémoire et en allemand. Mais voilà, là, je sens que c'est le moment, il faut que je m'exprime ici aussi. Non, non ! Je ne vais pas faire une déclaration d'amour à un garçon pour qui mon coeur ne peut pas cesser de battre. Etrange d'ailleurs comme métaphore lyrique. J'ai lu cet après-midi qu'il y avait un lien très étroit entre la mort et l'amour. C'est peut-être pour ça que nos amis anglophones ont tant de mal à faire la distinction... Mais je m'égare du sujet. Parlons des faits ! Du croustillant, du juteux, du ganz lecker ! L'amour donc. 

 

Je ne vous dirai pas ce que je suis présentement en train d'écouter, ça n'a rien à voir avec l'amour mais Metallica c'est toujours bon même quand c'est triste. Bref, je ne suis pas là pour écrire que le garçon qui me plait est beau, intelligent, tellement gentil, intéressant, mignon, drôle, maladroit ou attendrissant, non, ça tout le monde peut le dire s'il est amoureux comme on dit. Alors ça, c'est drôle, à croire que personne ne veut me laisser tranquille. Un garçon dont je me serais maintenant bien passée est en train de m'écrire. Hmm. Des coïncidences fâcheuses. Mais bon, je suis forte, il attendra le point de la phrase pour que je lui écrive de nouveau. En fait, pour tout vous dire, ça va être relativement hardu de pondre quelque chose de cohérent sur l'amour parce que je suis présentement en train de discuter avec un garçon avec lequel je ne veux plus discuter, donc évidemment les données vont être légèrement éronnées. 

 

Bon, allez, autant prendre ça comme point de départ en espérant arriver où je voulais en venir.

 

Quand on court, on s'essouffle et on arrête de courir. On a bien raison. J'ai couru, j'ai eu ce que je voulais, je me suis essoufflée, j'avais un point de côté alors j'ai arrêté de courir. Ca ne m'amusait plus de me tuer à essayer d'attraper la carotte. En revanche, ça amusait bien la carotte de me voir comme ça. Quand l'âne arrête de se fatiguer, la carotte revient à lui mais c'est trop tard pour la carotte parce que l'âne s'est alors dit : "mais quel âne ! Il y a une ânesse juste à côté qui a les plus belles oreilles que j'ai jamais vues, là, dans son champs mais allons-y !" Oui, bon, là on a quand même touché du doigt ma maladie mentale longtemps refoulée. Enfin, j'espère m'être bien fait comprendre. Si un garçon tient à vous, c'est lui qui court et pas vous. Je suis un peu parasitée par les pensées que j'ai pour ma carotte. Elle a bien compris que j'avais lâché l'affaire et là, j'ai l'impression qu'elle l'a mauvaise. D'autant que l'ânesse est arrivée assez vite et la carotte n'a rien vu venir. Et maintenant, je suis tellement heureuse dans le champ d'à côté. Bon, certes, il y a un petit souci - oui, l'ânesse va devoir changer de champ bientôt et je ne pourrai la rejoindre que quelques longs temps après. Mais franchement qu'est-ce que j'aurais été faire avec une carotte, hein ? 

 

Bon, elle était pas si mal ma carotte, elle était pas trop méchante mais c'est juste qu'elle ne m'aimait pas. Ca, j'avais pas compris. Ah oui, elle était belle ma carotte, c'est même pour ça que je m'en suis amourachée. Mais comme tout âne, j'ai foncé, j'y ai cru, je me suis dit, ah ouais super, je peux l'avoir cette carotte. Le hic, c'est qu'une carotte, ça fait le même effet sur tous les ânes et que depuis le temps, la carotte est véreuse. Maintenant que je suis dans le champ d'à côté et que je m'y plais, elle essaie de montrer son meilleur côté. Mais comme je ne suis pas un âne si bête que ça, je lui ai dit qu'elle était méchante parce qu'elle veut nous faire courir pour rien, na ! Je n'aurais jamais pensé rendre jalouse une carotte d'une ânesse ! Trop tard, ma pauvre, trop tard. J'évite de faire deux fois la même erreur. Une fois, en général, ça me suffit pour savoir que j'ai manqué une occasion de bien faire. 

 

Il n'y a aucune carotte pour un âne et qu'ils filent ensemble le parfait amour. Il fallait que je cours derrière une carotte pour que je croise la belle ânesse du champ d'à côté. Les carottes, ça va pas avec les ânes. Les carottes, ça va avec les carottes, les ânes avec les ânes. Et il ne faut pas oublier non plus que l'on est un âne et non une carotte lorsque l'on en est un. C'est difficile la vie mais c'est comme ça. Et finalement, il vaut mieux ça, plutôt que de faire des horreurs.

 

Maintenant que j'ai mon ânesse près de moi qui s'occupe bien de ma crinière, j'aimerais bien qu'elle reste et qu'elle n'ait pas peur de partir dans le champ plus loin avec moi si possible parce que si un fil électrique nous sépare, c'est quand même moins bien. Même si le courant passe, ça fait un peu plus loin. Et puis, ce serait bien qu'elle n'ait pas peur d'assumer de s'occuper de me laver le bout des oreilles non plus. Je l'aime mon ânesse, elle est butée, bourrée de défauts et de complexes mais qu'est-ce que je l'aime. Maintenant que je me suis habituée à elle, je veux qu'elle reste près de moi et qu'elle continue à être elle-même et pas à mentir comme une carotte sournoise. 

 

En plus, mon ânesse, elle est trop mignonne parce qu'elle a tout le temps chaud et elle aime bien la pluie, moi j'ai froid et j'aime pas la pluie. Et puis, elle rayonne toujours, alors que je suis jamais content et puis elle m'embête, alors je l'embête, et puis finalement, on se tape dessus et on rigole bien. En plus, mon ânesse, elle a un accent trop mignon, c'est vrai, j'arrête pas de la corriger mais c'est parce que ça en est choquant, elle parle tellement bien que quand elle fait une petite faute, on entend que ça, ah c'est adorable. C'est une vraie peluche, je l'aime mon ânesse. 

 

Tout ça pour dire que c'est jamais une carotte qui va vous courir après. Les carottes, elles courent entre elles. Et les moutons seront bien gardés ! Par contre, faut vraiment savourer d'être près de son âne quand on l'a trouvé. Et ne jamais baisser les bras même si le champ est loin.

 

 

 

 

Mi

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 22:23

What to do when you have drained every spring ?

Where can you find a cure for your uncurable disease ?

The horizon you rode on is disappearing.

You cannot move forward, you lost the keys.

 

Money, money. Is that a life's fulfillment ?

You are waiting and the day never comes.

Fighting is your destiny for it seems you are not relevant.

You look for something but nowhere homes.

 

Leave me alone ! You want to cry.

Screams in the wind, nobody here.

Relentless falling and you are sinking. Why ?

Hidden by the shades. You are so near.

 

Time. You must have some time. Hush.

Never heard, never seen. Nevertheless you called.

Something wrong, you do not know what but you are cold.

Last chance, spark in the darkness. Rush. 

 

 

Mi

 

 

 

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 19:56

Le bus est déjà là quand j'arrive. Je cours et vérifie encore une fois que je monte dans le bon bus. Ligne 3. Parfait. Tout va bien jusqu'au rond point où le chauffeur au lieu de prendre la dernière sortie - chemin habituel - prend tout droit. "Merde". Le chauffeur freine, regarde s'il peut prendre la première à gauche, non, seul chemin possible à droite. Et un bon bout de chemin dans la direction opposée dans laquelle le bus va normalement. Panique générale dans le bus. J'enlève un écouteur. Je pense mieux quand j'ai rien dans les oreilles. Visualisons la situation. Certes, personne d'autre ne semble avoir entendu ce "merde" - faut dire aussi que je me place toujours à côté du chauffeur, c'est le seul endroit où l'on peut voir la route de face - mais une chose était sûre : on continue d'aller dans la mauvaise direction et même de retourner au point de départ ! Un feu. Une dame s'agite. Le bus attend - ou plutôt le chauffeur. Question de point de vue. Le point de non retour se rapproche à grandes roues. La dame se lève. Le chaffeur rougit, essayant sa manoeuvre de demi-tour en arrêt précis - vaut une quinzaine de points au permis. Imaginez-vous un bus, surtout celui de la ligne 3, énorme, avec un accordéon faire un demi-tour en pleine rue dans le noir parce que le chauffeur est simplement allé tout droit. Ce n'est plus "merde" que pense alors le chauffeur. La dame s'approche. Le chauffeur tente de calmer la situation pendant que tout le monde me regarde interloqué : mais qu'est-ce qu'elle a celle-là à se marrer ? "Euh, ne vous inquiétez pas, je me suis trompé de chemin." La dame se rasseoit, à moitié soulagée. J'explose de rire "c'est pas grave". Et un tour de bus en plus, chouette ! 

 

Bonne nuit chauffeur. 

 

 

Mi

 

Leçon de conduite : si on ne donne pas d'indication, c'est tout droit.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 16:53

Quand on a quelque chose sur le coeur, c'est bien d'en parler. Après, il y a toujours la manière avec laquelle on s'exprime qui est importante. C'est un savant dosage entre ce que les gens veulent entendre et ce que l'on veut exprimer. Il y a également plusieurs types de personnes.

 

Prenons d'abord ceux qui aiment parler de leurs problèmes, de telle sorte qu'ils en parlent sans arrêt pensant impressionner de façon positive la galerie, dans le sens où ils aiment à ce qu'on les place dans la catégorie "personnes ayant de gros problèmes mais allant de l'avant malgré tout - à plaindre et à admirer" (catégorie inexistante). Ceux-ci ne se rendent pas forcément compte qu'ils appartiennent en fait à une autre catégorie désignée par "personnes se lamentant sur les moindres soucis de la vie - inintéressantes et gonflantes". Si ces personnes, qui rabâchent leurs problèmes à longueur de temps, ne choisissent pas leurs destinataires et s'adressent à tout le monde de la même façon, alors on peut en conclure plusieurs choses. Premièrement, qu'elles ont un réel besoin de vivre comme ça, le fait de se plaindre et d'être pris en pitié apportent une satisfaction qui leur ai propre. C'est ainsi, un égoïsme certain, mais pas forcément à prendre mal, du point de vue du destinataire. Ensuite, on note, par ailleurs, que la situation peut parfois être telle qu'elle amène à des disputes dont l'origine n'est autre qu'une incompréhension. Si le destinataire essaie d'aider la personne "plaignante", il se verra très vite dans l'obligation de baisser les armes voire d'abandonner son but - celui d'aider la personne, vous suivez ? Car, en effet, cette personne ne souhaite pas être aidée comme vous l'entendez. Au contraire, elle souhaite être confortée dans son idée, celle qu'elle est la personne la plus malheureuse, en soi, mais la plus admirable, et donc qui mérite un profond respect de votre part. Si vous pensez que se plaindre à des limites, c'est donc que vous appartenez à l'une des deux catégories suivantes.

 

La seconde catégorie s'appelle "Personne normalement plaignante - à plaindre et à admirer avec modération". C'est le cas de la plupart des personnes. Il faut parfois se plaindre. C'est même nécessaire ! Mais il est hors de question de dépasser les bornes de la plainte - au risque de passer dans la catégorie 1. Quand ça ne va pas, et ça arrive à tout le monde sans exception, c'est même très bien de s'exprimer. Il faut juste réussir à le faire avec des pincettes et il est assez difficile alors de jauger avec précision et netteté la quantité parfaite. Ce n'est pas grave, on est tous humains et on a le droit à l'erreur, on a le droit de gonfler de temps en temps les fameux destinataires. Encore faut-il que ceux-ci soient relativement bien choisis. Il n'est pas question d'aller se plaindre d'un souci mineur, hors contexte, à son patron alors que celui-ci est occupé à démêler une affaire dont il aimerait se plaindre. Lui, aussi. Non, ce n'est pas comme cela que ça fonctionne. Une juste dose, tout est dans la proportion, selon la règle de "ce que les gens veulent entendre". Parfois, il s'avère que l'on ressente encore le besoin d'exprimer un problème, alors il devient nécessaire d'agir. Si l'on s'aperçoit que le niveau d'emmagasinement du destinataire est atteint, il faut changer de stratégie. Soit choisir un autre destinataire, soit s'attaquer au vrai fond du problème. Ceci semblant être tout de même la meilleure solution. 

 

La dernière catégorie est une utopie mais il semble important de faire un point dessus. Ce serait celle des "personnes ne se plaignant pas - si tel est le cas, à fuir". On a tous des problèmes et on a également tous quelque chose à dire. Il est vrai que parfois, il n'y a aucun destinataire humain possible. Dans ce cas, il existe quand même des solutions pour arriver à exprimer les choses mais il ne sert à rien de s'interdire, de se censurer et de s'oublier. C'est simplement dangereux. Soit on disparait sous une masse destructrice de règles, de tabous, de mal-être que l'on s'est imposé tout seul, et vraiment tout seul. Certes, certains destinataires essaient de faire peser un poids imaginaire sur nos épaules pour pouvoir se décharger eux-mêmes d'un trop plein d'égoïsme mais le seul à choisir dans l'histoire d'accepter, consciemment ou non, cette charge, reste nous même. La disparition totale de ce nous même est néfaste au destinataire de catégorie 1 mais également à celui de catégorie 2. Le destinataire de catégorie 1 n'ayant plus la possibilité de décharger sa masse miroir aux reflets condescendants, et le destinataire de catégorie 2 tentant réellement d'aider tout en se détruisant lui-même par le refus d'existence de la personne s'enfermant dans une prison de rejet. Comment aider quelqu'un qui n'existe pas ? La disparition totale étant effective seulement si cette personne le souhaite. 

Soit, et alors cette alternative est vraiment possible, la personne impose brusquement et violemment son existence. On ne parle alors plus de disparition - ou implosion - mais d'explosion.

 

Pour conclure,  on peut envisager que la clef du problème est avant tout la prise de conscience de sa propre catégorie. Et ceci n'est pas chose facile. Une fois le noeud du problème cerné, il est plus facile d'agir. Une confrontation avec les destinataires est parfois inévitable mais peut se révéler nécessaire. Enfin, libre à chacun de s'adapter en fonction de son aptitude à vivre, c'est-à-dire à choisir d'accepter sa situation telle qu'elle est, ou non. Tout dépend alors de nos propres besoins et des moyens que l'on dispose. Quelque soit la situation, le choix est toujours possible. Il ne dépend que de nous. 

 

 

Mi

 

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 00:23

J'avais fait la liste des choses à faire avant mes 25 ans, je fais maintenant la liste des choses qui constitueront ma maison. J'aimerais avant tout une petite maison agréable avec un jardin ni trop petit, il faut que le chien qui ira dedans puisse gambader librement, ni trop grand. Je ne suis pas une main verte et je ne compte pas passer mon temps libre à tondre la pelouse. Comme j'aimerais avoir quatre, cinq ou six enfants, je voudrais que chacun ait sa place. Donc je verrais bien une maison à trois niveaux. Un rez-de-chaussée, avec un salon dans lequel il y aurait une grande bibliothèque remplie de dvds, un grand canapé moelleux, avec un tapis aux couleurs vives devant, une grande télé contre le mur en face. Aux murs, des photos, des dessins, des posters sous cadre. Un grand tableau sur lequel les emplois du temps des enfants, le planning de la semaine et un calendrier annuel est également accroché. Un mur sobre, dans les tons clairs et de grandes fenêtres. Ca, ce serait donc la partie de la pièce que l'on verrait en premier quand on aurait ouvert la porte de la maison. Ce serait sur la droite en entrant. Les meubles seront modernes et fonctionnels. Juste en face, quand on ouvre la porte, l'autre partie de la pièce serait constituée d'une grande table, avec des banquettes contre le mur et en angle, cela épouserait le comptoir situé derrière. La partie comptoir est en fait la cuisine. Des placards aux murs, un grand plan de travail avec four, plaques, frigo, tout le nécessaire dont je rêve. Ma cuisine ! Voilà pour la première pièce.

 

Ensuite, on arrive à un couloir parallèle à la longueur de la pièce où à droite se trouve un escalier, en face une porte et à gauche une porte également.

La porte de gauche mène au garage. Un garage bien rangé, c'est le domaine de monsieur, c'est là qu'il bricole. Mais c'est également ici que l'on range les deux voitures : l'Audi et le monospace. 

La porte du couloir face à la porte d'entrée n'est autre que la porte de la buanderie,  avec une machine à laver, un sèche-linge, une planche à repasser, des étendoirs. Il y a aussi une petite armoire avec le linge de maison.

L'organisation est : les enfants visent du haut de leur étage le panier de linge situé en bas de l'escalier à côté de la porte de la buanderie. Chaque étage à son panier et un responsable est désigné pour monter le panier de l'étage. De même qu'il y a un responsable pour sortir les poubelles, vider le lave-vaisselle, ranger et laver les salles de bain. Faut bien aider un peu les parents ! Ah quelle bonne éducation j'ai eue...

 

Au premier étage, il y a la chambre de deux ou trois enfants et une salle de bain. Il y a également une pièce qui me sert d'atelier. Une grande table trône au milieu de cette pièce. Sur un des murs, il y a de grandes étagères où sont rangés les boutons, les tissus, les rubans, les fils, etc. Sur la table, il y a un puzzle. Quand je le fais je mets la musique en marche grâce à la petite radio posée sur une commode placée sous une fenêtre. Dans un coin, la machine à coudre et le mannequin se regardent fièrement. Le sol est un beau parquet brun. Et un piano est installé près d'une autre fenêtre. 

 

Au deuxième étage, même shéma. En revanche, la pièce au-dessus de mon atelier serait la chambre des parents. Donc un lit immense avec des draps bleus. Un petit bureau dans un coin, près d'une fenêtre donnant sur le jardin. Des voilages aux fenêtres. De l'autre côté, une grande armoire à vêtement. Contre le mur auquel est adossé le lit, il y a une bibliothèque en bois clair. Et des tables de chevet assorties de chaque côté du lit. Quelques photos et tableaux sont accrochés dans la chambre. Perpendiculairement au lit, il y a un petit canapé bleu avec une jolie lampe derrière. Voilà pour la chambre, en gros.

Mon bureau est également à cet étage et celui du mari aussi. Chacun sa porte mais à l'intérieur les deux bureaux communiquent. Dans mon bureau, il y aurait un beau meuble de travail en bois foncé et les quatres murs seraient recouverts de bibliothèques pleines de livres. Au fond de la pièce, il y a un espace pour passer dans la pièce voisine. Dans cette pièce, il y a tout le rangement nécessaire : des tours avec des tiroirs. Des placards pour les fournitures. A côté, la grosse imprimante-photocopieuse-scanner. Le fax posé à droite. La pièce est séparée en deux par une autre rangée de bibliothèque contenant des livres sur des sujets plus généraux.

Enfin le bureau de mon mari auquel on accède en passant à côté de l'imprimante et à droite de la bibliothèque se trouve derrière. Un bureau sûrement plus moderne mais conçu de la même manière. Oui, je pars du principe que monsieur a également besoin d'un bureau. Un peu d'organisation ne nuit pas. 

 

Après, évidemment, tout est négociable mais pas mon atelier, ni une vraie cuisine et encore moins mon bureau ! 

 

Sur ce, je vais continuer à rêver gentillement à cette maison irréelle et me faire un bon petit repas.

 

 

Mi

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 15:28

 

Je viens de lire un passage à voix haute devant toute la classe en anglais traitant d'un pervers aimant fouetter les garçons... Au moins, le ton ton (émotion, émotion) y était. J'ai un peu moins de trente minutes pour vous énumérer les règles Mi qui régissent mon existence.

 

1) Si vous ne comprenez pas ce qu'on vous dit en anglais, ayez l'air de comprendre

2) et dites oui - règle pouvant s'appliquer à d'autres langues.

3) Ne jamais être dépendante d'un garçon motorisant parlant.

4) Ne jamais avoir peur d'une autorité, quelqu'elle soit, on est tous humain.

5) Si on vous propose un plan foireux, dire non, même si ça peut être stimulant, mieux vaut prévenir que guérir. Règle 1 applicable.

6) Les garçons sont feignants par définition. Attendre qu'ils se bougent pour envisager quelque chose. Faut se battre quand on veut quelque chose.

7) Ne pas croire qu'on ne peut pas réussir, viser haut pour tomber moins bas.

8) Dire non tout de suite, ne pas laisser s'envenimer les choses, quitte à passer pour une garce.

9) Être franche, honnête et ce même et surtout avec soi-même.

10) Vivre sa vie, faire ce qu'on aime tout en gardant un oeil sur le monde autour de soi.

11) Être fière de soi quand on s'est surpassée.

12) S'offrir un cadeau quand on le mérite.

13) La règle 3 est négociable sous conditions.

14) Toujours prendre un temps pour soi par jour.

15) Question survie, toujours avoir de quoi faire du pain et des gâteaux, ainsi qu'un frigo plein de bonnes choses.

16) Si quelqu'un te blesse volontairement, t'ignore et se sert de toi quand il en a envie, répondre absent.

17) Être autonome, savoir tout faire.

18) Essayer le plus possible de suivre la règle 17.

19) Sourire en toute circonstance.

20) Prendre le temps de respirer en situation critique.

 

optionnel mais vivement conseiller : ne pas être trop en retard dans les mails, garder contact avec autrui et être heureuse !

 

Et hop, je vais en cours.

 

Mi

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 18:30

Bonne année ! J'espère que vous avez passé un bon réveillon pour attaquer cette nouvelle année du bon pied. Je n'oserais pas dire que le mien a été quelque peu épique mais comme dit mon père, on a littéralement pété les plombs !

 

L'après-midi, on décide d'aller à la plage en famille. Le temps s'y prête, il fait bon, il crachine un peu, tout va bien. Une fois sur la plage, un torrent de pluie digne de celui d'une tempête s'abat sur nous. On marche dos au vent, la pluie s'imprégnant dans nos vêtements doucement. Une fois arrivés au bout de la plage, il faut revenir... Le principe est simple : inondés des pieds à la tête d'un côté, trempés jusqu'aux os de l'autre ! Pourtant faisant mes études dans le pays de la pluie, j'étais équipée, ma casquette a fait office de passoire, ma soeur s'émerveillait devant les miracles de la nature "regarde mi, mon pantalon est devenu un collant !". Nous sommes donc rentrés dans la voiture où la lente glacification des membres de la famille a commencé. J'ai eu le bol de passer à la douche la première. Il faut savoir que la douche est assez petite compte tenu des travaux ambiants. Les parents repeignent la salle de bain et pas touche aux murs peints, sinon je tue quelqu'un ! Bien enregistré. Mais même plié en quatre la douche brûlante a fait un bien ENORME, encore meilleur que le chocolat chaud après une promenade au clair du vent hivernal à - 15°, croyez-moi ! Rien de tel que de mettre ses petits chaussons douillets et son immense robe de chambre après ça. Me voilà donc prête pour réveilloner ! 

 

Après que ma soeur a pris sa douche, on commence à choisir nos tenues de choc pour la fête de ce soir. Pour moi, facile, ma longue robe rouge de bal. On se maquille, on se fait belle. Ma mère appelle pour que l'on vienne aider à préparer les festivités. Je descends, tenant bien ma robe telle une princesse. "Mi, euh, tu crois que tu vas faire les crêpes, le saumon, le riz et tout avec ta robe de princesse, là ?" - "Euh..." Je remonte chercher un jean et ma robe de chambre, j'enfile le tout et ni une ni deux, j'attache la robe de chambre en ayant bien pris soin de remonter la robe aux maximum, ça me fait un gros ventre mais au moins je suis opérationnelle pour les crêpes, et que ça saute !

 

Je m'apprête à faire les crêpes quand maman me dit "non, on les fera plus tard, laisse, viens mettre les apéros sur la table". Je vais mettre les apéros et... la lumière s'éteint. Heureusement que maman avait mis des bougies sur la table pour faire un petit effet, le résultat a été garanti ! Ma petite soeur qui mettait les verres me regarde pendant que je chante "joyeux anniversaire". Ma mère nous dit "ne vous inquiètez, c'est la tempête, ça vient de sauter". Mon autre soeur alors dans la cuisine nous dit "vous êtes sûrs, purée, j'aime pas ça, en plus y a un fantôme dans la maison" - "oui, je confirme, cette nuit, il nous a scié un truc toute la nuit" renchéris-je, (oui, il y a des bruits bizarres chez nous la nuit dans le grenier) "ça vient d'où la musique, là", demande ma soeur de plus en plus inquiète, "eh il y avait quelqu'un là ! Comment elle a fait la chienne pour entrer si la porte est fermée, quelqu'un a ouvert, y a quelqu'un dans la maison !!!" Pas de panique, nous avons perdu Pop ma soeur, mais tout va bien. Après ce court instant de folie, la lumière réapparait. 

 

Mi : Halleluia !

Papa : Ah quand même, je plains le gars d'astrainte ce soir.

 

Les plombs resautent immédiatement. Oh non... Je monte à tâton les escaliers, je me dirige dans la chambre.

 

(...) (Mes lunettes viennent de se casser pour la troisième fois, j'ai pris la paire où il manquait une branche puisque je ne peux pas réparer celles-ci - non plus -)

 

Donc, une fois dans la chambre, sus aux portables, ordinateur, à la modernité ! On descend tout le matos pour faire concurrence à Versailles. Maman a ses deux lampes de poche "tu-te-mets-devant-la-lumière-tu-deviens-aveugle", ma soeur et moi, portables, la petite soeur game boy, je crois qu'ils appellent ça une déesse maintenant, le frère rien, pénard devant le feu. La lumière réapparait. Maman hurle, vite, Pop va allumer la gazinière, faut qu'on mange quand même quelque chose de chaud si on peut ! Ma soeur se dépêche d'allumer les plaques Oui, parce qu'il faut bien savoir qu'Hector peut faire de la lumière, parler, prendre des photos, regarder des films, et enregistrer ce que je lui dis mais la fonction micro-onde, il ne connait pas. Nous prenons donc l'apéritif près du feu, dans le noir puisque la lumière s'était éteinte de nouveau. La tempête fait rage.

 

Le repas se passe un peu sur le même ton. Pique-nique bourgeois. C'est-à-dire, repas froid mais de qualité : tartines de fois gras et chips. Oui, bin, fallait bien manger quelque chose. Vers la fin du repas, la lumière revient. On court faire les crêpes, paf la lumière s'éteint de nouveau. Pendant que je joue à jour-nuit, on s'installe devant Hector qui nous a prévu un petit film. Maman arrive a nous faire des crêpes tant bien que mal, la plaque était restée chaude. On a quand même eu des super crêpes en dessert !

 

On regarde le film. L'ordinateur s'éteind une demie heure avant la fin du film. Bon. On va se coucher. Préparez-vous, pas d'électricité, ça veut aussi dire pas de chauffage. Déjà qu'on capte rien pour appeler edf pour qu'ils nous remettent les plombs, si en plus on doit dormir dans un igloo... La nuit, je rêve que j'ai la tuberculose, faut dire que mes cours d'allemand porte sur toutes sortes de maladies, donc pas d'étonnement à avoir. Papa se lève, il fait jour, toujours plus d'électricité. Il va voir le compteur, remet les plombs.

On avait fait sauter nous même la barraque en allumant les plaques + le chauffage dans la cuisine, ah la bonne blague !

 

 

Mi

 

ps : sous l'émotion, j'en avais bien sûr oublié d'enlever ma robe de chambre, faut dire que dans le noir, on voyait pas grand chose.

 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 16:14

Ca fait trois nuits que je ne dors plus avec mon ours préféré et j'avoue que j'ai du mal. Trois nuits de cauchemars...

 

Premier cauchemar : une sorcière affreuse essaie de me tuer. Il faut dire que j'ai 300 pages à lire en anglais sur "the true story of Hansel and Gretel", il y a peut-être une raison.

 

Deuxième cauchemar : un verset de la bible me tourmente, il m'annonce la mort très proche. Effrayant. Je cherche le verset en question le lendemain et je lis : Matthieu est allé sur la montagne. Etrange.

 

Troisième cauchemar : je suis poursuivie par des Talibans qui en veulent encore à ma peau. Je cours me réfugier dans un amphi de la fac, où un beau Polonais (mon ours est anglais) brun aux yeux bleus passe un examen d'allemand. On sort de l'amphi, on passe par le château, toujours poursuivis et je me réveille.

 

Bon, j'espère que cette nuit, tout va bien se passer parce que je ne pourrai pas voir mon ours avant janvier dans le meilleur des cas et 35 jours de cauchemars, ça va pas être bon.

 

Bonne nuit

 

Mi

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