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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 22:45

C'est drôle. Je n'aurais jamais pensé écrire un article sur ce sujet. Encore moins dans mon mémoire et en allemand. Mais voilà, là, je sens que c'est le moment, il faut que je m'exprime ici aussi. Non, non ! Je ne vais pas faire une déclaration d'amour à un garçon pour qui mon coeur ne peut pas cesser de battre. Etrange d'ailleurs comme métaphore lyrique. J'ai lu cet après-midi qu'il y avait un lien très étroit entre la mort et l'amour. C'est peut-être pour ça que nos amis anglophones ont tant de mal à faire la distinction... Mais je m'égare du sujet. Parlons des faits ! Du croustillant, du juteux, du ganz lecker ! L'amour donc. 

 

Je ne vous dirai pas ce que je suis présentement en train d'écouter, ça n'a rien à voir avec l'amour mais Metallica c'est toujours bon même quand c'est triste. Bref, je ne suis pas là pour écrire que le garçon qui me plait est beau, intelligent, tellement gentil, intéressant, mignon, drôle, maladroit ou attendrissant, non, ça tout le monde peut le dire s'il est amoureux comme on dit. Alors ça, c'est drôle, à croire que personne ne veut me laisser tranquille. Un garçon dont je me serais maintenant bien passée est en train de m'écrire. Hmm. Des coïncidences fâcheuses. Mais bon, je suis forte, il attendra le point de la phrase pour que je lui écrive de nouveau. En fait, pour tout vous dire, ça va être relativement hardu de pondre quelque chose de cohérent sur l'amour parce que je suis présentement en train de discuter avec un garçon avec lequel je ne veux plus discuter, donc évidemment les données vont être légèrement éronnées. 

 

Bon, allez, autant prendre ça comme point de départ en espérant arriver où je voulais en venir.

 

Quand on court, on s'essouffle et on arrête de courir. On a bien raison. J'ai couru, j'ai eu ce que je voulais, je me suis essoufflée, j'avais un point de côté alors j'ai arrêté de courir. Ca ne m'amusait plus de me tuer à essayer d'attraper la carotte. En revanche, ça amusait bien la carotte de me voir comme ça. Quand l'âne arrête de se fatiguer, la carotte revient à lui mais c'est trop tard pour la carotte parce que l'âne s'est alors dit : "mais quel âne ! Il y a une ânesse juste à côté qui a les plus belles oreilles que j'ai jamais vues, là, dans son champs mais allons-y !" Oui, bon, là on a quand même touché du doigt ma maladie mentale longtemps refoulée. Enfin, j'espère m'être bien fait comprendre. Si un garçon tient à vous, c'est lui qui court et pas vous. Je suis un peu parasitée par les pensées que j'ai pour ma carotte. Elle a bien compris que j'avais lâché l'affaire et là, j'ai l'impression qu'elle l'a mauvaise. D'autant que l'ânesse est arrivée assez vite et la carotte n'a rien vu venir. Et maintenant, je suis tellement heureuse dans le champ d'à côté. Bon, certes, il y a un petit souci - oui, l'ânesse va devoir changer de champ bientôt et je ne pourrai la rejoindre que quelques longs temps après. Mais franchement qu'est-ce que j'aurais été faire avec une carotte, hein ? 

 

Bon, elle était pas si mal ma carotte, elle était pas trop méchante mais c'est juste qu'elle ne m'aimait pas. Ca, j'avais pas compris. Ah oui, elle était belle ma carotte, c'est même pour ça que je m'en suis amourachée. Mais comme tout âne, j'ai foncé, j'y ai cru, je me suis dit, ah ouais super, je peux l'avoir cette carotte. Le hic, c'est qu'une carotte, ça fait le même effet sur tous les ânes et que depuis le temps, la carotte est véreuse. Maintenant que je suis dans le champ d'à côté et que je m'y plais, elle essaie de montrer son meilleur côté. Mais comme je ne suis pas un âne si bête que ça, je lui ai dit qu'elle était méchante parce qu'elle veut nous faire courir pour rien, na ! Je n'aurais jamais pensé rendre jalouse une carotte d'une ânesse ! Trop tard, ma pauvre, trop tard. J'évite de faire deux fois la même erreur. Une fois, en général, ça me suffit pour savoir que j'ai manqué une occasion de bien faire. 

 

Il n'y a aucune carotte pour un âne et qu'ils filent ensemble le parfait amour. Il fallait que je cours derrière une carotte pour que je croise la belle ânesse du champ d'à côté. Les carottes, ça va pas avec les ânes. Les carottes, ça va avec les carottes, les ânes avec les ânes. Et il ne faut pas oublier non plus que l'on est un âne et non une carotte lorsque l'on en est un. C'est difficile la vie mais c'est comme ça. Et finalement, il vaut mieux ça, plutôt que de faire des horreurs.

 

Maintenant que j'ai mon ânesse près de moi qui s'occupe bien de ma crinière, j'aimerais bien qu'elle reste et qu'elle n'ait pas peur de partir dans le champ plus loin avec moi si possible parce que si un fil électrique nous sépare, c'est quand même moins bien. Même si le courant passe, ça fait un peu plus loin. Et puis, ce serait bien qu'elle n'ait pas peur d'assumer de s'occuper de me laver le bout des oreilles non plus. Je l'aime mon ânesse, elle est butée, bourrée de défauts et de complexes mais qu'est-ce que je l'aime. Maintenant que je me suis habituée à elle, je veux qu'elle reste près de moi et qu'elle continue à être elle-même et pas à mentir comme une carotte sournoise. 

 

En plus, mon ânesse, elle est trop mignonne parce qu'elle a tout le temps chaud et elle aime bien la pluie, moi j'ai froid et j'aime pas la pluie. Et puis, elle rayonne toujours, alors que je suis jamais content et puis elle m'embête, alors je l'embête, et puis finalement, on se tape dessus et on rigole bien. En plus, mon ânesse, elle a un accent trop mignon, c'est vrai, j'arrête pas de la corriger mais c'est parce que ça en est choquant, elle parle tellement bien que quand elle fait une petite faute, on entend que ça, ah c'est adorable. C'est une vraie peluche, je l'aime mon ânesse. 

 

Tout ça pour dire que c'est jamais une carotte qui va vous courir après. Les carottes, elles courent entre elles. Et les moutons seront bien gardés ! Par contre, faut vraiment savourer d'être près de son âne quand on l'a trouvé. Et ne jamais baisser les bras même si le champ est loin.

 

 

 

 

Mi

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 13:51

Il y a la tempête dehors, j'ai jamais vu autant de vent ! Mais bon, c'est bien, ça me permet de travailler, étant donné que je ne peux pas dormir. Faut dire aussi que les Français, dans le salon, sont en train de brailler, y en a même une qui glousse tellement fort que j'ai peur qu'elle s'étouffe.

Bref, j'ai commencé à préparer une leçon d'enfer pour mes élèves de lundi. D'ailleurs, je vais me mettre de la musique sur les oreilles pour arrêter d'être obligée de subir les caquettements de la basse cour française. Ah maudits français !

Je ne vous dirais pas ce que j'écoute parce qu'il faut que ce soit du son bien gras pour couvrir les hurlements d'à côté... enfin, en tout cas, je prends ma pause et ensuite, j'irai regarder un film.

 

Ainsi donc, je voulais vous parler d'un large sujet... les filles, vous avez sûrement refusé un grand nombre d'invitations de garçons en tout genre, peut-être que vous reconnaîtrez ici certains spécimens rencontrés. Vous m'en direz tant.

 

En France, on se fait aborder très régulièrement, même voire surtout quand on a la tête de la fille qui vient de se lever et qui est dans ses bons jours. On peut se faire aborder par beaucoup de garçons différents. 

 

- Dans un train de banlieue m'amenant dans la région parisienne, j'ai eu le bonheur de me faire aborder par un Algérien quelque peu intéressé :

- salut, tu es kabyle ?

- non

- ah parce que tu as la peau mate et les yeux verts

- bah non, désolée

- tu veux prendre un verre avec moi quand on arrivera à la gare ?

- euh non merci, on m'attend.

- allez, vas-y...

- et puis, je suis mineure et je suis pas sûre que ça plaise à ma mère.

- ah ok, bon, salut alors.

 

Là, pour une fois que j'ai su tirer parti de ma mythomanie et de mon physique de gamine, j'étais plutôt fière... et soulagée.

 

Toujours dans un train, un autre mec me fait la conversation, me donne son numéro de téléphone - que je me suis empressée de déchirer et de jeter - me demande si j'ai un copain, c'est à ce moment là que mon coloc militaire de l'époque me sauve la vie en m'écrivant le sms : "c'est moi qui fais à manger ce soir, tu rentres à quelle heure ?" Ah, merci. Le mec, pas trop con, me demande quand même depuis quand on sort ensemble, je réponds "trois semaines mais on sortait plus ou moins ensemble avant". La mythomanie va me perdre un jour. Maintenant, pour ne pas me faire avoir sur la dite date, je réponds en fonction du 1er janvier pour être sûre de pas me planter. et puis, ce qu'il y a de pratique avec le 1er janvier, c'est que c'est tout à fait cohérent, c'était la fête et puis voilà. 

 

Dans ma petite ville, en passant devant le tram, un mec m'aborde :

- eh, je suis algérien, tu es belle, tu veux m'épouser ?

Plus direct, tu meurs et puis, on peut pas dire que je me trouve particulièrement jolie, surtout ce jour-là, en train de me dépêcher, toute essouflée, probablement les cheveux n'importe comment, avec mon manteau beaucoup trop grand pour moi... mais bon, au moins, ça fait sourire.

 

Le tram, même endroit, un jour, Abdoula vient me voir :

- salut, je m'appelle Abdoula, je suis ivoirien, je cherche une française pour avoir les papiers.

Là, oui, j'ai cru rêver, le mec en question ne me connaissait pas et il avait même pas peur de me dire qu'il était dans mon petit pays en tant que clandestin...

- tu veux aller boire un verre, je t'invite, tu descends où ?

- euh, écoute, il est 10h du matin, je vais en cours...

- ah ouais, tu étudies quoi ? Tu veux pas qu'on sorte ensemble après tes cours ? On va en boîte si tu veux.

(...)

- Un café alors avant tes cours ? Tu es belle, je veux te connaître plus, comme ça, on pourra se marier et je serais français.

- c'est bête, mais je pars au canada dans quelques mois.

Et puis, je descends pour aller en cours. Il a eu de la chance que j'ai pas appelé ma marraine flic, tiens.

 

Un soir, en attendant le tram après avoir été au judo, un groupe de huit mecs bourrés s'approchent de moi. Le "leader", plutôt mignon, commence à se mettre à genoux devant moi et à me chanter des chansons. Il me dit : veux-tu m'épouser ? Et il se lève, me fait des câlins. Dans ma tête, je suis en train de me demander comment je vais faire pour tuer huit mecs d'un coup si ça tourne mal. D'autant que les autres commencent aussi à me faire des câlins et le tram n'est pas prêt de venir. Un mec, un peu moins bourré que les autres dit à ses copains, eh arrêtez, vous lui faites peur. Et là, miracle, je peux recommencer à respirer, libérée de l'étreinte étouffante de quelques garçons, d'autant que la bière, j'aime pas.

 

Mais je ne risquais de recevoir une demande en mariage d'un garçon pompier du judo, ah ça non ! Il était violent avec moi parce que je suis une fille et j'étais plus gradée que lui, alors ça ne lui plaisait pas. Il m'a fait mal, le bougre, alors il a connu les souffrances interdites masculines. Il est passé au dessus de moi, mon genou faisant levier sur ses parties intimes... oops. 

 

Ok, c'était pas sympa, j'ai d'ailleurs été gratifiée d'un petit 'tu es vraiment qu'une salope' bien mérité mais j'ai été plus cool avec mon cavalier, le jour du bal quand il s'est approché de moi, toutes mains en avant. Il a simplement reçu mon sac à main dans la figure avec énergie. 

 

Après, il a aussi tout le gratin d'internet et des mecs en manque qui veulent soit trouver une française à épouser, soit une fille tout court. C'est vraiment fou l'effet qu'on fait aux garçons sur internet. Et sans photo !

Une fois, y a un mec qui m'a littéralement dit qu'il était sur ce site pour trouver une française à épouser et que si j'étais pas intéressée, fallait que je lui présente une de mes amies. J'y penserai, promis. Et quand tu dis que tu n'es pas intéressée ou que tu as un copain militaire depuis le 1er janvier, ça ne les freine que peu. Navrant, tout juste navrant. Il faudrait écrire sur son profil : je ne suis pas à prendre. Et ce, dans tous les sens du terme...

 

Enfin, à l'inverse, beaucoup de filles m'insultent régulièrement parce que je n'ai jamais eu de copain digne de ce nom et qu'ainsi, à mon âge fort avancé, je vais finir vieille fille, d'autant que je ne sais pas aimer puisque je n'ai jamais eu de copain, dixit une de mes anciennes colocs. Alors, en fait, rassurez-vous, je ne finirai pas vieille fille, déjà parce que j'ai l'embarras du choix des boulets, et ensuite parce que je porte des strings ! Ah si, là, ça change tout ! Maman s'était trompée au lycée et m'avait acheté des strings, il a bien fallu les mettre, ça mord pas et on va pas jeter des culottes. Un jour, en classe, ma copine - stupide - de classe me dit que moi, Mi, je mets pas de strings de toute façon et que je suis coincée. Oh miracle, j'en portais justement un ce jour là, je lui montre et elle s'écrit : oh, j'étais sûre que tu allais finir vieille fille !!!

Je rentre, je raconte ça à ma mère qui me répond : moi, j'en mets pas, j'ai quatre enfants, est-ce que je suis quand même vieille fille ?

On a pas réussi à répondre à la question, le mystère reste entier. Ma mère est probablement une vieille fille, en plus, elle a trois chats... oh la honte.

 

 

Moralité : Des mecs en manque ne manquent pas. String ou non.

 

Mi

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 13:41

"Cherche matheux, informaticien - pouvant combler mes lacunes, que dis-je, mon non savoir total - gentil, pas trop bête, pas trop moche et tout le tintouin. Quoi d'autre ? Patient ! Oula, oui, très. Ultra calme mais dynamique - assez pour pouvoir m'assommer en cas de besoin - non fumeur (sinon je meurs). Toutes nationalités acceptées !"

 

Mi

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 16:33

Ceci est donc la suite ou le pendant, à vous de voir, de "harcèlement sadique". Commençons directement par les franchement détraqués.

 

Les VPs version améliorée. Niveau cinquante-douze. Vieux pervers (VP) capable de rester là sans bouger pendant une heure en attendant sa proie. Armes : les mains, les "he mademoiselles" et les postillons. Dangerosité : haute.

J'ai eu affaire plusieurs fois à ce genre de spécimen. Il y avait un asile de fous près de l'endroit où j'habitais (authentique) et parfois certains s'échappaient (sic), et d'autres avaient le droit de se promener. Donc étant donné que je prenais le même chemin qu'eux, dans le sens purement pratique (j'entends !), j'ai souvent fait des rencontres. Une fois, ça ne s'est pas super bien passé. Je prenais donc mon bus où je descendais au terminus. Au début, le bus était bien plein. Donc pas trop de soucis. On arrive à mi chemin et déjà, le bus est quasiment vide. Il reste en tout et pour tout trois gugusses. Comme je suis une habituée de ce bus, je connais un peu les gens qui le prennent aussi. Je savais qu'il ne valait mieux pas engager la conversation avec ceux qui se trouvaient là. Bien. Mi, tu es discrète, tu sors par l'arrière du bus, c'est plus près de chez toi et tu te dépêches, surtout qu'il fait déjà nuit. 

Je sors du bus et puis un VP me suit. Mais il me suit vraiment ! Alors je me retourne, il me parle. Zut qu'est-ce qu'il dit ? "Vous habitez où ?" Pardon ? "Loin." "Mais où ? Vous avez quel âge ?" "Euh, ça ne vous regarde pas ! Je dois partir." Je me hâte d'arriver au rond-point mais malheureusement, il y a des voitures. Le méchant monsieur m'a rattrapée. Je me jette sous les roues d'une voiture. Elle pile. Je fonce. L'autre fou commence à courir. Honnêtement, je ne l'en croyais pas capable. Il continue à m'appeler et puis ça ne loupe pas, je me fais insulter. Ca fait toujours plaisir. Le problème c'est que je cours aussi vite que dans les cauchemars quand on est poursuivi par un serial killer, sauf que là, c'est vrai ! Mais quelle idée aussi de courir avec un Duden dans les bras, un sac plein de livres et des chaussures trouées ? Déjà, si on n'avait pas eu cet examen d'allemand, j'aurais pu courir plus vite ! 

 

 

Duden, 3,5 tonnes

 

Je cours, je cours, je commence à suffoquer parce qu'il faut savoir que je ne suis pas très sportive et qu'en plus je suis asthmatique mais je n'ai aucune intention de m'arrêter pour reprendre mon souffle. Le bougre continue à m'insulter. J'en peux plus, j'ai besoin de m'arrêter mais le miracle de la vie fait que quand on a le diable aux trousses, on continue de courir. Je crois aussi que le fait de l'entendre courir derrière moi tout en m'insultant me donne des ailes. Mais le chemin est encore long et je prie le ciel pour ne pas me vautrer dans la rue à cause de mes chaussures trouées ou d'un quelconque obstacle - étant donné que ma vision est un peu réduite à cause de mon cher Duden. Cela aurait été malencontreux. Puis j'ai une idée. Non, parce que vous comprenez mais 1,5 kilomètre en sprint, je peux pas. Donc je me dis "mais attends, tu as un Duden, là - et je peux vous dire que j'en ai alors bien conscience - tu t'arrêtes, parce que là, sinon tu vas mourir et puis tu l'assommes avec ton Duden !" Je me retourne tout en me demandant comment faire pour soulever 3,5 tonnes au-dessus de ma tête et je m'aperçois qu'il n'y a plus personne derrière moi. En fait, là, j'ai vraiment peur. Parce que la course poursuite est sur une ligne droite ! Il est passé où ? Bon, pas de panique, il en a peut-être eu marre et il est rentré chez lui... Du coup, tous les sens en alerte (hormis les yeux qui ne voient pas grand chose dans le noir), je me dépêche de rentrer. Je ne suis plus très loin. Une fois dans ma chambre, je pousse un soupir de soulagement. C'est ce qui s'appelle avoir eu la peur de sa vie.

 

Deuxième phénomène-spécimen : le chatteur transi. Niveau cinq à sept. Patient, a bonne mémoire et mauvaise haleine. Armes : ses doigts, son micro ou sa webcam. Dangerosité : moyenne.

J'ai tout eu et de toutes nationalités. Dans ceux que je retiendrai : un Français sadique, un Allemand exhibitionniste, un Anglais suicidaire et un Danois mélodramaniaque.

 

Commençons par le Français sadique. Il me contacte sur un site de langue, trop heureux de partager sa passion de l'allemand. Décidément, papa a raison. Au début, il est très content d'avoir une copine. Il m'envoie des liens d'humour noir vraiment de mauvais goût. Soit. Il me parle, me parle, dit qu'il va venir me rendre visite quand il sera en vacances (oula, mon gars, du calme !). Et puis ma copine de chambre de l'époque veut voir sa tête. On lui demande une photo tout en lui promettant de lui en renvoyer une de nous. On verra. Il nous envoie un truc. Dans le sens plein du terme. Une demie photo de lui avec des lunettes énormes, en gros, on voit rien. Pas contente, ma copine redemande une photo "correcte cette fois-ci". Il ne veut pas, il veut d'abord une photo de nous. Ma copine envoie une belle photo d'elle. On reçoit un mec avec des lunettes pire que les miennes, pas rasé, pas coiffé, vêtements à peine repassés au bras d'une jolie fille. Ah celle-là, il la gardait quelque part et il y tenait ! La photo, bien sûr, à moins qu'il n'ait enlevé la fille, mais bon, passons. Il faut que j'envoie une photo de moi maintenant... Ma copine savait que je n'avais pas envie. J'envoie donc une photo où je me cache le visage. Pris au dépourvu, il ne sait pas comment réagir et en redemande une autre. Tout en riant d'humour bien noir, il attend. On réussit à dégoter une photo de moi, à moitié dans le noir avec un sourire jusque-là à tel point que l'on ne voit pas mon visage ! Il accepte. S'en suit des pseudos hallucinants, des dédicaces pour des chansons, des mails d'humour noir, les uns les plus horribles que les autres. Dès que je me connecte, il me parle. Il est toujours connecté quand j'arrive. J'en ai ma claque. Je demande à mon coloc ce que je peux bien faire pour avoir la paix. Bloque-le. Je sais pas comment on fait. Tu cliques sur le panneau sens interdit. Voilà, c'est fait.

 

L'Allemand exhibitionniste est franchement drôle mais je ne regrette pas de l'avoir bloqué. J'étais très contente de parler allemand comme d'habitude et c'est sûrement ça qui l'a perturbé. Il me parle d'un mythe "la femme fatale française" (la quoi ?) et veut donc voir ma tronche. Hors de question. Et toi, tu ressembles à quoi ? Euh, j'ai seulement une photo de moi nu. Hein ? Alors là, j'en reviens pas. Comment on peut avoir une seule photo de soi et en plus nu ! Mais ne t'inquiète pas, on ne voit rien. Non merci ! Et il me l'envoie quand même ! Le lendemain, il me parle de ce rêve qu'ont les étrangers quand ils pensent aux Françaises (les étrangers, mais pas les Anglais, eux croient que les Françaises ne se rasent pas sous les bras...). Tous les jours pendant une semaine, il passe son temps à me demander ma photo sous prétexte que toutes les Françaises sont belles. J'en ai eu marre. Je l'ai bloqué.

 

L'Anglais suicidaire est d'un tout autre style. C'est moi le contacte pour parler anglais. Mon dieu, quelle erreur ! Au début tout va bien. Il est gentil mais très bizarre. Je me dis que ça doit être son côté "British". On échange les numéros skype et on continue à chatter. Et puis un soir, tout à coup, il me dit que personne ne l'aime parce qu'il est bizarre, qu'il n'a pas d'ami et qu'il est tout seul et triste. Mince. Je vérifie l'heure, il est peut-être fatigué par une longue journée. Mais non, 21h donc 20 chez lui, ça va encore. Je ne pouvais quand même pas nier le fait qu'il était bizarre. Et puis, là il commence à me dire que je suis raciste et que je n'aime pas les Anglais. Oups, j'ai peut-être un peu trop charié. Je m'excuse qu'il ait pu penser ça. C'est vrai que j'adore taquiner - disons-le carrément - emmerder les Anglais. Mais c'est parce que je suis tellement jalouse d'eux que je peux pas m'en empêcher mais franchement, ça reste correct - du moins, je crois. Du coup, ça ne m'a pas vraiment plu. D'autant que je connais vraiment le racisme pour l'avoir expérimenté tous les jours dans différents lieux. Bref, passons. Je lui dis que je l'aime bien, que tout va bien, que la vie est belle. Mais il continue en disant que son style est bizarre, il le sait et que personne ne l'accepte. Oh il me gonfle, je ne suis pas sa psy, encore moins en anglais ! Je peux à peine m'exprimer correctement alors si c'est pour déblatérer (ça ne vient pas de l'allemand ce mot ?) sur les joies et les bonheurs de la vie en anglais, non merci. Je lui dis que tout va bien et je me couche. Le lendemain (oui, mon skype est ouvert tous les jours), il m'écrit et me dit que je peux l'appeler sur son numéro de téléphone. Euh, écoute Coco, ça coûte cher le téléphone. Je lui explique la situation et me répond "bah, tu vois, tu ne m'aimes pas, tu es comme les autres". Mais il est bête ou quoi ? Prise de pitié, je lui explique pour la énième fois que non je ne le déteste pas mais que s'il m'écrit que pour me dire ça, il va falloir penser à se dire au revoir. J'ai déjà donné. Finalement, la semaine, le mois se passent de la même façon que les premiers jours. Et puis Alphonse tombe dans le coma et a une perte de mémoire. Il oublie tout, même skype. Du coup, j'ai recréé un compte et plus de problème d'Anglais. J'avais vraiment pas le coeur de le bloquer, je l'aurais eu sur la conscience. Donc merci Alphonse.

 

Le Danois mélodramaniaque. Là, pour être tout à fait honnête, je m'en suis sortie aujourd'hui. Et ça faisait un bon moment que ça durait. Toujours le même début, super je peux parler avec un des cinq millions de petits Danois du monde, chouette, je vais apprendre des trucs ! J'avais pas calculé que si les Danois ne sont que cinq millions et des brouettes, c'est qu'il devait y avoir encore moins d'étrangers qui parlaient la langue... Logique ? Donc il était franchement heureux de parler à une Française - mêmes clichés que l'Allemand. Et là, vous pouvez me croire, je n'ai rien fait qui puisse être mal interprété, j'avais envie de le garder ce Danois ! Jusqu'au jour où il m'appelle "ma fleur". Je prends ça pour de l'ironie, du foutage de gueule, enfin rien de bien méchant. J'en parle quand même à mon meilleur ami - qui parle bien mieux danois que moi - et oh la bonne idée que j'ai eu de lui en parler, mon meilleur ami comprend autre chose et se moque de moi. Ah. Euh. Bin, je fais quoi alors ? Et là, les ennuis ont commencé. Il a su que j'allais au Danemark, il voulait à tout prix me voir - le Danois, j'entends, parce que mon meilleur ami, c'est moi qui le harcèle pour qu'on se voit, chacun son truc - et m'envoyait des messages quasiment tous les jours et quand il était sur skype, il avait pour habitude de m'appeler sans crier gare. Je laissais sonner pour qu'il croit que je n'étais pas là. Et puis il devenait de plus en plus pressant mais je n'avais pas envie de le bloquer comme un malpropre - ah franchement, moi et ma conscience... - alors, j'essayais de lui expliquer mais il ne comprenait pas. Et puis il y a deux mois, il me disait carrément que je lui manquais. J'en ai eu assez, il fallait faire quelque chose. Mon meilleur ami et mon cher prof d'anglais étaient d'accord : je devais l'ignorer. Et  bin, franchement, c'est dur. Quand vous avez quelqu'un qui vous bouche littéralement l'écran alors que vous être en train de bosser sur Feuer und Wasser de Heym (oui, je me suis inspirée de mes classiques), vous n'avez pas particulièrement envie d'attendre qu'il raccroche enfin. Bref, j'ai tenu bon, ne rien faire, surtout ne rien faire. J'ai eu mes trois semaines de pause danoises tout juste délicieuses et quand je suis rentrée les appels ont repris. Non ! Pense à ce que t'ont dit tes chers amis. Sophranise comme dirait ta mère. J'ai craqué. Je lui ai dit que j'avais un nouvel ordinateur (tout à fait vrai, je vous présente donc Hector puisqu'Alphonse m'a lâchée comme un pleutre), pas de micro (pas entièrement faux, demandez à mon cher prof d'anglais qui essaie de comprendre ce que je dis à travers les bruits immondes de radio qui capte mal) et que je travaillais, ça aussi, c'est vrai ! J'ai de la traduction en cours et la journée je bosse à la Défense. Eh bin, figurez-vous qu'il ne m'a pas crue ! Unglaublich ! Le miracle a eu lieu. Il a cru que je ne voulais plus lui parler et que j'inventais des excuses bidon. Je suis d'accord pour la première partie, la deuxième, faut pas pousser. Le lendemain, il me dit qu'il aimerait tellement parler avec moi, que je lui manque et j'en passe des vertes et des pas mûres. Je ne réponds pas et le lendemain encore il me demande pourquoi je l'ignore. Aujourd'hui : "eh bin, si c'est comme ça, salut !" Que de joie, que de bonheur. J'ai hurlé alléluia dans ma chambre comme une sauvage pendant une bonne heure, scandée de foux rires. J'ai remercié le ciel et mes amis. Mon dieu que c'était bon.

 

Et voici enfin, le dernier spécimen. Là, c'était tous à la fois ou presque. Donc, la situation est différente. Oubliez les ordinateurs, les chats (à prononcer à l'anglaise et rien à voir avec l'animal qui se trouve actuellement sur mon lit à ronronner plus fort qu'une chaudière), les vieux pervers, tout ! On reprend depuis le début. Un mec dans ma classe en première année. Niveau 99. Patient et plein de ressources. Armes : les sentiments.

Tranquille, rien de plus banal. Il a l'air cool, il joue de la basse - mon frère et mon meilleur ami aussi - donc je ne me méfie pas. On sympathise, on reste vaguement en contact pendant les vacances et on décide de manger ensemble. Ce que j'oublie bêtement c'est que mon meilleur ami n'est pas tout le monde (et oui, sinon, ce ne serait pas mon meilleur ami) et donc je parle à ce garçon comme si je parlais à mon meilleur pote. Méga erreur. Oui, je sais, j'ai encore beaucoup à apprendre. Bref, on décide de manger les mercredi midi ensemble puisque selon nos nouveaux emplois du temps, c'est ce qui nous convient le mieux pour continuer à discuter. Ok. Ca va, c'est cool, j'ai un pote, c'est marrant, on rigole, j'apprends plein de trucs mais je ne vois pas l'iceberg venir. Et un jour, c'est Titanic (enfin, je dis ça mais la seule fois où je l'ai vu c'était sans le son et Aïcha en bande sonore donc, l'effet dramatique en prend un coup), il me demande si je veux changer de table. Euh bin non, pourquoi ? Bin celle-là est bancale. Bah c'est pas grave. Bizarre. Il me raccompagne jusque devant la porte de ma salle - tout en haut des 104 marches. Alors là, désolée mais un mec normal n'aurait jamais fait ça ! Roh, c'est bon, je plaisante, après on va croire que je suis féministe. Oui, je sais rien à voir. Bref, franchement étrange. Il m'envoie des sms, toujours signé de "^^", j'avoue que pendant un temps j'ai été allergique à ce smiley, de fait. Mais je n'ai pas fini, parce que là, franchement où est le problème ? Bin le problème est qu'il a commencé à m'appeler. Et ça, oh non, je n'aime pas. Bon, ok, mes amis m'appellent, j'adore mais quand je connais à peine quelqu'un - lui, en l'occurence - bof, j'aime pas le téléphone. Mais il m'appelait pour savoir comment ça allait, si ça tenait toujours pour mercredi, et puis un week-end, il faisait beau et il m'appelle pour m'emmener à la plage. Oula ! Dans le langage mi oula est très spécifique. Exclamation désignant le choc émotionnel vif. Donc heureusement que j'étais avec mes amis et que j'avais une bonne excuse pour dire "non". Parce que règle numéro 3 (les deux premières sont relatives à l'anglais) ne jamais aller seule avec un garçon quand on est dépendante de lui motorisant parlant. La plage, que je vous situe un peu les choses, se trouvent à quelques kilomètres mais hors de question de rentrer à pied, c'est trop loin et comme vous le savez, je ne suis pas sportive. Donc non, tu comprends, là je suis avec mes amis, mais une prochaine fois si tu veux. Ok. La semaine suivante, on remange ensemble, j'en peux plus de ses "petites" attentions, la table bancale, aller chercher l'eau, il irait presque jusqu'à me tirer ma chaise pour que je m'assois. Quand je suis avec un ami, on est égaux. J'étais vraiment déstabilisée. Et quasiment tous les deux jours, j'avais un sms, un mail ou je ne sais quoi. Signé bisous, ^^ ou ;) Au secours ! Franchement, c'était lourd. Il m'a appelée pour me dire qu'il était vraiment triste de ne pas pouvoir venir le mercredi. J'en étais soulagée et depuis, je me débrouillais pour ne plus manger seule avec lui et j'amenais ma clique avec moi. Finalement, l'année est passée sur le même rythme. Mon meilleur ami me disait de lui dire que je n'avais plus envie de lui parler mais je n'avais pas envie d'être une garce. Mais c'est ce que j'ai fait. Je commençais à faire des cauchemars à cause de tous ces mails, sms, appels, que je ne dormais quasiment plus. Mes parents ne comprennaient pas pourquoi je pleurais pour un rien (mon côté fleur bleue est omniprésent) et puis, j'ai lâché mon sac. Je me suis faite gronder comme ce n'est pas permis et j'ai écrit le mail qui tue. Aidée par mon frère et soutenue par mon meilleur ami comme toujours - heureusement qu'il est là celui-là ! Je signe et je reçois un mail une semaine après. Ok mais si tu veux qu'on reparle, je serai toujours là. Fin de l'histoire.

 

Tout ça pour dire que ces moments-là, on les déteste sur le coup. Quand ils se terminent, on danse la polka mais on s'en souvient toute sa vie et surtout, ils ne faut pas les oublier. Ca nous fera toujours des histoires à raconter.

 

 

Mi

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 13:35

Aujourd'hui, je suis allée faire les courses. J'ai mis mes talons de 8 centimètres parce que j'avais envie, ça faisait deux bonnes semaines que je n'avais pas mis de talons donc ça me manquait. Je monte dans ma petite voiture rouge et c'est parti. J'arrive donc au magasin, me gare et me rend compte que j'ai oublié de prendre les sacs pour le trajet magasin-voiture. Erreur ! Bon, c'est pas grave, on y va, on verra bien. Je prends un petit chariot à roulettes et j'entre. Détail stupide, j'avais oublié à quel point la moyenne d'âge de mon petit village est élevée. Je me retrouve nez à nez avec un petit vieux qui regarde les poireaux. Il me dévisage de la tête aux pieds. J'en fais autant. Après 30 secondes de stupeur mutuelle, nous continuons nos chemins réciproques. Tout va bien, je traîne mon chariot derrière moi avec grand fracas tout en prenant deux sacs en plastique à chaque prise d'aliments. J'arrive aux concombres, j'en prends un et le mets dans un sac, le sac se perce et le concombre tombe. Coupé en deux. Horreur.

 

Pendant que je le ramasse, j'entends une voix dangereusement familière qui me parle.  "Ah, ils disent que c'est solide mais ça tient pas." Que répondre ? Je me redresse et vois le couple de barges qui vivent à la sortie de la ville. Bon, je ne vais pas vous raconter pourquoi ils sont barges parce que c'est une affaire sordide mais croyez-moi, ils le sont vraiment. Je me dépêche de prendre un autre concombre, je lui fais mon plus grand sourire et me contente d'un pauvre oui. Je fuis tout en me rappelant ce que je connais sur ce couple. Tout ce que je peux vous dire c'est que la femme n'a pas toute sa tête et que lui est aussi un peu dérangé et a les yeux baladeurs... Bref, je me hâte au rayon mouchoirs. Une fois, que j'ai rempli toute ma liste, je me dirige vers la seule et unique caisse - oui, le magasin est petit - et je me retrouve derrière le couple de fous. Pas de bol. La dame au bout essaie de payer, elle raconte qu'elle a pris la carte de son mari, elle tape le code et le caissier lui répond "paiement refusé". Doublement pas de bol, en plus, il va falloir attendre un autre moyen de paiement. Mais la dame ne se démonte pas et sort sa propre carte de crédit ! Quand je vous dis que j'habite dans un pays de fous... Bon, tout va bien, elle fonctionne, ouf. On avance et puis le caissier demande à sa collègue comment on fait quand la caisse à des problèmes. Re zut. Je dois attendre patiemment qu'ils ouvrent une autre caisse pendant que l'homme du couple essaie d'engager la conversation. Je me passionne tout à coup pour quelque chose qui vient d'apparaître sous mes yeux "Schweizer Kräuterzucker - ohne Zucker". Ces bonbons n'étaient pas là par hasard, j'en suis sûre ! Ils m'ont littéralement sauvé la vie. Essayant donc de comprendre comment Kräuterzucker pouvait être ohne Zucker, je me dirige finalement vers la caisse qui vient d'être ouverte. J'en suis soulagée.

 

Je mets mes petits achats sur le tapis roulant tout en essayant de ne pas tomber et d'avoir l'air classe. Pas facile. Je parviens tant bien que mal à tout mettre sur ce tapis. Le caissier qui s'occupe de la caisse où je suis maintenant se lève, va chercher des petits panneaux de séparation et en met un entre la dame devant moi et moi-même. Il me fait son plus grand sourire, je lui dis merci et il va se rassoir. Vient mon tour, j'avais préparé mes petits sacs, j'étais opérationnelle. Je regarde le caissier pour qu'il commence à prendre mes achats mais il est plongé dans un monde dont lui seul détient la clef. J'attends donc. Détail féminin, vous noterez ce que peut voir un caissier quand vous êtes face à lui... Quand je m'en suis rendu compte, je suis passée de l'autre côté. Le caissier est revenu de son monde lointain et m'a offert son plus beau "BONJOUR !!!!". Euh, bonjour. Je me dépêchais de prendre tout ce qu'il me donnait et de le mettre dans mes sacs. A un moment, il se lève avec mes carottes et mon raisin. Mais il va où ? Puis il revient, tout content. Mince, j'avais pas vu la balance... "VOUS AVEZ LA CARTE DU MAGASIN ?" Encore plus sourire. Je la lui donne. Trop heureux qu'il était et puis il n'arrêtait pas de me regarder. Bon, bin si je peux égayer sa journée... mais concentre-toi, en plus tu as oublié de me donner mon shampoing. Ah non, voilà, qu'il s'arme d'un objet en métal, il me regarde fièrement et commence à découper la réduction collée sur la boîte. Je regarde la dame derrière moi, navrée. Elle compatit, merci.

 

Il me souhaite une bonne journée, je m'arme de mes cinq sacs plastique et il demande "ça va aller ? Vous savez, vous pouvez faire plusieurs voyages" Oh non, surtout pas ! "Non, non, c'est bon, j'avais oublié mes sacs mais ça va aller, c'est bien équilibré, ça va pas casser et tout va rentrer dans la voiture, je vous remercie, bonne journée."  Sur ce, je me suis précipitée dans la voiture. J'étais tellement déboussolée que j'ai failli griller le feu de la rue mais ça va je suis rentrée sans encombre et je ne me suis pas pris le mur en rangeant la voiture. Un exploit.

 

Résultat des courses, quand on met des talons, il faut assumer jusqu'au bout, parce qu'il y a des VPs partout.   

 

 

Mi

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