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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 12:50

Mon cerveau, c'est comme un sous-marin. Il y a Captain qui représente l'autorité navale et qui, il faut bien le dire, n'a pas pleinement conscience des responsabilités qui lui incombent. Au moindre élan de panique, le voilà parti en vadrouille on ne sait où et c'est alors que tout retombe sur son adjoint Smith. Smith, lui, il assure grave. Il a tout l'équipage à ses ordres, même si parfois il a dû essuyer quelques mutineries. Il s'occupe de voir si tout le monde est bien à son poste et c'est bien lui, le dernier à quitter le navire si tout va mal, mais pour le moment, à part quelques moments passagers de folie ou de stupeur, il ne lui est rien arrivé de très sérieux. Il est courageux Smith parce qu'il doit se battre avec les gars des machines, vérifier que le tri des données est bien executé et que les stagiaires ne se trompe pas de salles pour ranger les données par ordre alphabétique décroissant et s'il a besoin d'une information, hop, il demande à qui de droit et normalement le travail est fait. C'est efficace le travail d'équipe dans mon cerveau. 

Il y a aussi Paul, le chargé de maintenance, lui, c'est un peu comme le second de Smith, c'est un peu le veilleur de nuit, sauf que lui, il veille tout le temps, même le jour. Il prend le café avec ses amis de la salle d'anglais le matin et le soir il s'offre un petit thé mais c'est la seule drogue qu'il s'autorise, parce que non ! On ne fume pas dans mon cerveau... ou uniquement la moquette. Dans la salle de français, il y a deux vieux messieurs tout grincheux avec les cheveux grisonnant, vivement qu'ils partent à la retraite parce qu'à leur âge c'est plus la peine de bien vouloir se rappeler de quoique ce soit, et comme ils n'arrêtent pas de râler et que les cloisons de mon sous-marin sont fines, les autres salles entendent leurs disputes sans queue ni tête et tout le monde s'y perd, donc rien d'étonnant à ce que l'on perde les choses et que ce soit à Smith de récupérer ce qui a été perdu. Manquerait plus qu'il y ait une fuite ou que Captain parte avec le dit document perdu pour que l'on ne retrouve jamais de quoi il s'agissait. Et... malheureusement, on en perd quand même pas mal des données dans mon cerveau. Heureusement Smith est toujours là mais bien fatigué le pauvre.

Parfois le sous-marin est un peu cassé, il faut que les gars des machines fassent leur maximum pour le réparer mais il arrive qu'ils se mettent en grève et c'est alors à Smith, évidemment, de tout réparer mais comme Smith, même s'il sait tout faire, ne peut pas se dédoubler, ça prend beaucoup plus de temps si c'est lui qui répare. Ne parlons même pas des moments où Smith est en formation parce qu'alors là, c'est un peu la panique générale et branle-bas de combat dans le sous-marin. Ou régime lent, à voir. 

A propos de régime, même si c'est l'armée dans mon cerveau, on y mange bien, très bien même et les cuisiniers ont tendance à se promener dans les couloirs pour faire goûter à tout le monde leurs nouveaux plats, alors on mange tard et on attend des heures mais on mange bien. En revanche pour ce qui est du nettoyage et de la rigueur de la propreté, ça, ça va mais alors qu'est-ce que c'est le bazar ! Il paraît que dans le désordre on s'exprime mieux, la créativité s'émancipe, mon ancre, oui, on ne retrouve rien, c'est le stress permanent, et en plus, justement, l'artiste peintre est privé de sortie parce que soit-disant, il encombre ceux qui bossent, je ne fais que vous répéter ce qu'on m'a dit. 

L'heure de la pause est finie, il faut retourner un petit café et c'est reparti. Vivement l'été que l'on fasse dorer le zinc !

 

Mi

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 12:15

Ce mois-ci, le thème de la photo est "degré", j'ai donc longuement réfléchi et j'ai pensé travailler sur un effet de jeu d'optique. Vous voyez donc un petit pot en verre rempli d'eau avec une petite fleur pris à travers ma loupe. Merci à Thom' d'avoir tenu la dite loupe et pour les conseils. Allez visiter les autres sites de blogueurs ! 

 

ps : je suis en retard à cause de problèmes techniques, mon image ne veut pas apparaître, snif. 

 

photo du mois 1

 

Avec un peu d'aide, j'ai enfin réussi ! Merci Cécile :)

 

Mi

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 23:11

That could have a name

No shame

Everything you do

You have to 

 

Please, shut up

Let me speak 

Don't be deceiful 

Would you want have the same ?

 

A fear, deep in the heart,

Be free, free in mind

you cannot survive with this kind

of live. Say no, you will thank you

 

Don't afraid to be yourself

Hard to say, easy for life

The mirror of your soul

Is tired to be cold

 

Snow on fire, the light is dying

Be patient and keep faith 

Only that can save you

Nothing is disappearing

 

Feel your feelings 

Feel your freedom

Feel your wings

You will find your kingdom

 

 

Mi

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 22:57

Un endroit facile à trouver

Une petite bulle fragile et abîmée

On y entre par effraction 

Sans la moindre attention

 

Au bout, un large bouclier

En fer forgé, impossible de passer

Derrière, une fleur triste et apeurée

De la vie autour, elle se cache

 

Prisonnière du vide, 

Elle demeure là, livide

Le soleil n'existe pas mais elle continue d'y croire

En dépit de tout, même du desespoir

 

L'instant d'un rêve, elle baisse la garde

Et accepte d'être blessée par mégarde

Sans jamais guérir entièrement 

De ses châtiments 

 

Elle recule avec son bouclier

Jusqu'à être aculée et sans liberté

Dépourvue de sa seule raison de vivre

Elle s'en va pour ne pas souffrir

 

Là-bas, un monde certain

L'attend sans lendemain

N'importe quelle sentance fera l'affaire

Jamais plus, elle espère

 

Recommencer sans cesse

De mieux en mieux 

Quand viendra la solution

Hurler dans le noir

 

 

Mi

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 00:12

Non, le titre, même si je suis obsédée par la nourriture, n'a en fait pas grand chose à voir avec un cours de cuisine. Simplement pour vous raconter mes premières années en colocation dans cette ville où je suis encore pour quelques jours et ces derniers jours seront bien les derniers dans cette ville, croyez-moi !

Le rapport avec le titre ? C'est que j'ai appliqué mon principe de l'oignon pour ma propre survie et je m'en vais vous le présenter. Avant toute chose, j'aimerais également préciser que ce que je vais relater comme faits et gestes s'avère tout à fait authentique. Certes, je vous ai entraîné dans ma mythomanie innomable mais de temps en temps il est bon de rendre compte de quelque réalite. Sur ce fait, nous pouvons commencer par l'année 1 et vous comprendrez à quel point cette première année a été formatrice et que sans le principe de l'oignon, en plus d'être mythomane, j'aurais été internée.

Première année, j'avais tellement voulu aller là-bas (présentement ici) que je m'en fichais de où j'allais tomber, sur qui et comment. Je faisais confiance à mes parents qui m'avaient trouvé un foyer tout équipé, qui semblait génial. Un an que j'attendais d'emménager ici et m'y voilà. J'ai huit colocs, avec moi, on est neuf. Cinq filles, quatre garçons. Je suis à un étage, où nous sommes que deux filles. Le premier jour, je rencontre un garçon, le responsable me dit qu'on doit aller faire les courses ensemble pour qu'il me montre où sont les choses. En chemin, je me rends compte que ce garçon est en réalité un imbécile fini. Zut. Il fait exprès de me provoquer, il semble n'avoir aucun respect pour ce qui l'entoure, etc. Cela commence bien. De retour au foyer, je tombe sur une fille qui, vraisemblablement est trop heureuse de rencontrer quelqu'un et elle me raconte toute sa vie. Bon, sur le coup, je suis un peu abasourdie et je préfère de loin la présence de cette fille à celle du garçon. Une fille passe en coup de vent, elle doit aller en cours. Deux blondes arrivent, elles commencent à dire qu'elles doivent faire la fête jeudi soir et qu'elles vont se bourrer la gueule. Par la suite, j'ai rencontré les trois autres garçons. En fait, il n'y en a qu'un que j'apprécie réellement dans le lot. 

Première étape à la survie : empêcher que la fille qui aime raconter sa vie, entre dans ma chambre, s'allonge sur le divan, que dis-je, mon lit et m'empêche que de bosser, même quand je lui dis que j'ai beaucoup de boulot. Premier réflexe : s'enfermer à clef dans la chambre. Il s'est avéré que j'ai dû regretter mon geste une fois, j'avais plus de 39 de fièvre, personne ne pouvait m'aider, j'étais tombée par terre, entraînant dans ma chute mon téléphone portable, une chance pour appeler maman. Je n'avais pas grand chose à faire d'autre, ma boîte de médicament étant en haut de l'armoire (depuis, je la mets toujours près de mon lit), je suis restée à prendre le frais pendant deux heures sur le sol. Mais bon, ça, c'était pas trop grave, valait mieux être seule que mal accompagnée. Entrons dans le vif du sujet. A l'époque, je n'avais pas d'ordinateur personnel, et je devais me rendre à la salle à manger pour utiliser un ordinateur, or la fille qui aime parler venait s'assoir à côté de moi pour me raconter encore sa vie et lire mes messages ! Heureusement que je parlais alors en message codé avec ma meilleure amie et qu'elle comprend un peu l'allemand pour que la communication se fasse. Mais si seulement une coloc était névrosée, je pense que j'aurais survécu. Or, il s'est vite avéré aussi que je suis devenu l'infirmière en plus d'être la psy du foyer ! Et je devais également rendre des pseudo comptes au responsable. 

Quand il y avait un petit bobo, c'était mimi qu'on venait voir, pas grave, j'ai le matos mais c'était quand même curieux que personne n'aille voir l'étudiant en médecine, vous savez, l'irrespectueux. Et pour un peu qu'on allait pas le voir, il était raciste, macho, imbu de lui-même et surtout très con. Evidemment, quand on est pas français de chez français, septième génération, ça ne sert à rien d'aller le voir, le médecin ne vous prendra pas, on ne traite que les blancs français avec particule (illocutoire) ici ! Noté. Alors, Mi, elle, elle a fait du boycotte, et tout le monde passait à son cabinet, elle a soigné entorse, bobo, ampoules, peine de coeur, angoisse, taillage de veines. Elle se sentait tellement dépassée que quand le toubib de pacotille a commencé aussi à insulter les Polonais, elle a cru qu'elle allait le balancer par la fenêtre sans faire exprès, ah non sauf si c'est le jour où il lui a dit que les camps de concentration était finalement une bonne chose parce qu'il y a trop de gens sur terre, à moins que ce soit la fois où il a dit que les femmes étaient plus faibles que les hommes et que c'était pour ça qu'instinctivement elles cherchaient des partenaires plus forts, plus beaux, et plus intelligents qu'elles. Quand j'y repense, je me marre, c'est tellement con mais sur le coup, j'étais tellement sous le choc que je ne pouvais pas discuter avec lui. Enfin, bref, il y en a eu des occasions pour le jeter par la fenêtre. 

Et Mi a également été réveillée à minuit veille d'examen par une de ses colocs parce qu'elle s'était taillée les veines (oui, j'ai dit que tout ce que je dirai sera authentique), la coloc, j'entends. "Attends, bouge pas, je cherche mes lunettes, mets pas de sang partout parce qu'il faudra que je nettoie et là, je suis un peu fatiguée." Oui, faut éviter de me parler quand je dors, c'est mieux. Donc après avoir trouvé les lunettes, je désinfecte et tout le bazar, bandage, mots doux, et hop au dodo. Je crois que la coloc en question a été surprise devant mon aspect blasé. Faut dire que c'était pas la première fois qu'elle faisait des bêtises celle-là. Heureusement que j'ai mon brevet de secouriste, on peut dire que j'ai bien rentabilisé la formation ! Comme c'était moi maman bobo, dès qu'elle faisait une crise, on m'appelait, quelque soit l'heure, bon, c'est vrai qu'il valait mieux que j'intervienne pour ma propre sécurité et du coup, j'ai appris très vite à prévenir les crises et à la soigner. Je me suis aussi renseignée sur sa maladie chronique, et je n'avais pas peur. Il fallait simplement que je fasse attention au moment où elle se déconnectait de la réalité et parlait avec son autre moi maléfique. Sinon, ça allait. Faut dire aussi que quand elle sortait le jeudi soir, en général, le lendemain, on racommodait genoux et collants. Un jour, un coloc a eu la charmante idée d'inviter ses amis de l'aumônerie, un des gars prend à part ma coloc malade et lui dit qu'elle n'a pas assez la foi et que c'est pour ça que Dieu la punit, ouh, lui aussi a failli mourir de mes mains, surtout que j'étais dans la pièce, j'ai dû sortir pour ne pas lui exploser le crâne contre le mur. Je convoque ma coloc illico, je répare tous les dégats qu'il vient de faire sur plusieurs moi de travail, il n'y avait presque plus de crises et voilà que le soir même, rebelotte, une petite crise. Ah j'aurais bien voulu qu'il vive avec nous cet énergumène, il aurait compris qu'il y a des choses qui ne se disent pas surtout quand elles sont stupides. 

Je commençais à désespérer devant des colocs aussi fou mais je ne vous les ai pas encore tous présentés. Ma voisine de palier avait mal commencé l'année, elle venait de loin, elle ne connaissait pas vraiment la france alors elle invitait des garçons très régulièrement dans sa chambre, des différents à chaque fois pour varier. Une fois, trois heures du matin, lumière dans le couloir, coups dans les murs, bourrés, ils vont dans sa chambre... Le lendemain, le médecin pousse sa gueulante, pour une fois, j'étais d'accord, jusqu'à ce qu'il la traite de nymphomane. Bon, ok, elle est un peu perdue mais bon, pas la peine de l'insulter non plus. Bref, une année de test pour elle, des mecs en boîte, un mec marié, et j'en passe donc elle avait besoin de soutien elle aussi et moi de dormir. 

La garçon qui avait invité le blasphémateur voulait entreprendre une année religieuse et le coloc que j'aime toujours bien l'avait surpris un jour en train de regarder un film gay, il a par la suite découvert que sur l'ordinateur de celui-ci, il n'y avait pas qu'un seul film gay. Pour un futur prêtre, je comprends qu'il ait été choqué mon cher coloc. Un autre coloc était en droit, il était ami avec le raciste mais parfois on pouvait avoir quelques discussions, malheureusement que quelques mais c'était déjà ça et la dernière coloc ne vivait même plus au foyer donc on ne la voyait presque jamais.

Un jour, j'ai craqué, j'en pouvais plus de vivre dans un asile de fou, je suis allée voir le psy de la fac pour lui demander de l'aide.

"Vous comprenez, chez moi, ils sont tous fous, je vais devenir cinglée aussi !" 

"Vous êtes une petite fleur qui a besoin d'eau et de soleil, mais pas trop d'eau ni trop de soleil"

Devant ce conseil si précieux, je ne suis pas retournée le voir et j'ai continué à survivre comme j'ai peu. 

 

Quand je vous dis que ma ville est une ville de fous, je vous dis la stricte vérité ! Les radiations de l'asile en bas de la rue doivent se propager dans le quartier, c'est pas bon. La situation devenait critique, on a eu une réunion de foyer où le responsable nous a pris un par un, quand mon tour est arrivé, et je suis plutôt de nature calme, il a été choqué de m'entendre dire "je veux le balancer par la fenêtre, elle a des problèmes psychologiques grave : elle est schyzophrène, elle invite des garçons dans sa chambre quasiment toutes les nuits, je ne peux pas dormir, j'aimerais avoir accès à la salle informatique du dernier étage pour me cacher et travailler tranquillement, je ne veux plus que les gens de l'aumônerie soient invités". Et bah, illico, j'ai eu accès à la salle informatique du dernier étage, mon coloc gentil m'a formaté un vieux pc, c'était parfait, et le reste s'est fait remonter les bretelles, Mi la balance, c'est moi mais ah bonheur, j'ai pu dormir un peu et continuer mes études surtout que c'est à ce moment là que maman est tombée malade, cancer. Soutien au foyer : zéro. Soutien à l'école, ah parlons en. J'avais une copine dont la mère avait aussi eu un cancer (la mienne attendait les résultats pour savoir si le cancer était généralisé ou non), elle m'a dit que je me plaignais trop et que si ma mère devait mourrir, elle mourrait. Oui, de fait. Soutien pas mieux à la fac donc. A la fin de l'année, je me suis rapprochée d'une fille que je considère toujours comme mon amie et qui m'a réellement soutenu et donc la mère avait aussi réchappé d'un cancer. La mienne est en rémission aujourd'hui mais ne va pas fort...

Bref, une année de folie et dans tous les sens du mot !

Tellement heureuse de cette année, que j'ai décidé d'aller en crous l'année suivante, et comme Mi l'infirmière était encore présente dans les esprits, j'ai eu la joie de m'occuper d'un mec qui était tombé de sa fenêtre sous les yeux de ma copine qui était alors en train de me parler. Je rerencontre une étudiante en médecine, qui dit laissez-moi, je sais comment on fait, je suis en première année de médecine, faut le bouger ! AAAAh, il a du sang dans la bouche, il a un poumon percé, ahhhhhh. Grande crise de panique, je la pousse, je ne bouge surtout pas le gars en question qui était bourré, mais quelque chose de bien. Le sang dans la bouche, simplement parce qu'il s'est coupé, rien de bien grave. Il dit qu'il a froid, évidemment, il fait - 5, bah qui pose son manteau ? Mi la courageuse qui a que la peau sur les os. Je le maintiens éveillé, les pompiers arrivent. Ah par contre, qu'ils sont canons les pompiers dans ma ville ! L'étudiante en médecine va se faire mousser auprès des pompiers, dragouille, histoire de. Un pompier vient me voir auprès du mec, il me demande si je suis aussi en médecine et toute fière, je lui dis : non, je suis secouriste. Ah, ça lui a plu à mon beau pompier ! Ma petite revanche. Ensuite, je demande si je peux reprendre mon manteau et on s'en va. 

Finalement, la troisième année, je décide de revenir au foyer, et oh quelle joie, deux charmants colocs, adorables, j'en pleurais de joie, ça a choqué mes dits colocs ! Un militaire super cool qui faisait trôner sa mitraillette sur la table de la cuisine, et une fille trop gentille qui aimait les films, le pied. Mon coloc militaire a même eu l'occasion de me sauver la vie (alors qu'en première année, c'est moi qui avait sauvé la vie d'une de mes colocs qui allait se faire écraser par une voiture), en m'écrivant un sms alors que j'étais dans le train encore en train de me faire emmerder par un mec "tu rentres à la maison à quelle heure ? C'est moi qui fais à manger", oh bonheur, la mythomanie me tendait les bras. Tiens, regarde, j'ai un copain, il est militaire, il me demande à quelle heure je rentre ce soir, il me fait un petit plat, oh il est mignon - lâche moi, crétin !

Pour en revenir au thème de l'oignon, dans oignon, il y a "non", apprendre à savoir dire non, c'est primordial, ensuite, un oignon, c'est chacun qui s'occupe de ses siens à lui, donc toujours s'occuper de ses propres oignons, ça sauve son homme, y a aussi plusieurs couches sur un oignon, il suffit de gratter un peu pour savoir ce qu'il y a derrière tout ça et permettre de mieux saisir l'oignon et ainsi de survivre en le mangeant en connaissance de cause. Un oignon ça fait pleurer, c'est clair mais si on sait éviter les attaques de l'oignon, on peut éviter les pleurs et on s'en porte pas moins bien.

Bref ensuite, les années se sont bien déroulées et maintenant, mon temps est fini, je déménage dans quelques jours pour l'éternité !

 

Mi

 

ps : je cherche des colocs dans la prochaine ville où je vais

 

 

 

 

 

 

 

 

Un oignon cru, ça pique, s'occuper de ses oignons.

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 23:52

Voici ici la liste de mes théories sur la vie :

 

- "COMME l'amour peut déplacer des montagnes, il est DONC par conséquent capable de bouger un cul"

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 16:05

Qui aurait cru la veille que tout allait se dérouler ainsi ? Hier, donc, je vais chez l'esthéticienne, piscine du lendemain oblige, je vais chercher le maillot de bain et tout. Aujourd'hui, neuf heures petit déjeuner, 10h10, on est dans l'eau avec ma coloc. On nage une demie heure. J'ai mal à la tête, je sors. Dès que j'ai un pied au sol "oh punaise", je cours droit devant en espérant rencontrer l'endroit où j'ai posé mes lunettes. Je les mets sur mon nez et m'assois à côté du chinois qui me regarde bizarrement. Ca passe pas, je suis en train de faire un malaise et ça passe pas alors que je suis assise. Je respire, fais coucou à ma coloc, regarde les bonnets roses qui nagent. Ah enfin, ma coloc sort. On va aux douches, je dis à ma coloc que je me sens pas bien, on prend la douche, je m'accroupis, debout, ça va pas du tout. Et puis, ça passe pas, l'eau froide me fait du bien mais ma tête va exploser, je dois sortir des douches le plus vite possible, il fait trop chaud aussi. Je titube jusqu'à l'accueil et m'écroule sur le comptoir. Je tiens le comptoir de toutes mes forces, si je le lâche, je tombe. C'est là où j'avais vraiment envie que ma mère soit là. Pas tant parce que avant de mourir, on a besoin de sa mère mais c'est parce que la mienne, les malaises, elle connait et elle soigne rapido, l'avantage aussi d'avoir une maman dans la médecine avec tout le matos sur elle. Bref, la fille arrive, je lui dis que je me sens pas bien tout en lui réclamant mon sac et si je peux m'assoir sur la chaise. Je m'assieds, je commence à glisser vers le sol, je vois plus, j'entends plus, j'arrive presque plus à parler. La fille revient, ça me réveille un peu, elle me dit d'aller voir la chef. Je la regarde - euh, écoute cocotte, là, tu vois, je peux plus bouger, je sais même plus comment je m'appelle, je crois qu'on va avoir un léger problème. Dans ma tête, c'est la mutinerie, Captain a pris le large avec ses matelots les plus chers, Smith en fidèle servant essaie de contrôler la machine, mais tout seul, c'est un peu dur. La fille m'aide à aller voir la chef maître nageur, en fait, elle me porte étant donné que je n'ai plus accès à mes jambes ou à quelque autre chose que ce soit, j'ai seulement conscience de la situation, Smith regarde, désespéré. Il me semble qu'il y a eu des escaliers, mais là, j'avoue c'est un flou... Une fois en pls sous une couverture de survie, la chef évacue toute la piscine. Je trouve ça diabolique, moi, pauvre Mi qui fait dégager tout le monde, je m'admire. Elle me met sous oxygène, et là, je voyage dans le grand néant. Je tiens des propos toujours aussi bizarre, mes yeux se ferment, je suis fatiguée, j'ai tellement mal à la tête et trop chaud, pas bien du tout. 7,4 de tension, ah bah tu m'étonnes que je plane. 

Le cauchemar prend son temps, ça se calme, elles me forcent à répondre à des questions avec le masque à oxygène sur la bouche, essayer de prononcer les chiffres distinctement quand vous êtes sur mars avec un truc sur la tronche, bah bon courage ! Mais bon, je sais pourquoi elles faisaient ça et elles ont été super, maman auraient mis deux gifles mentales en plus mais le resultat est enfin arrivé. Les pompiers aussi arrivent. Trois beaux mecs, évidemment, ah me revoilà sur pied ! Ouais, bah en fait, non, ces pompiers n'ont pas envie de me laisser rentrer à la maison, on va aux urgences parce que 7,4 c'est pas bien. Ah zut, j'aime pas l'hôpital, les mecs, soyez sympas ! Que nenni, tu rentres dans le camion et tu gardes ton maillot de bain, pas le temps de se changer, ma jolie. Une grande première pour moi ce camion, c'était beau, surtout le pompier.

Hop, on arrive, j'ai même le droit à un brancard, ça aussi une première, je suis en pleine visite de l'hôpital aussi. Et voilà que l'infirmière arrive et me dit que mes mains sont horribles. Elle me fait une piqûre pour prendre du sang de mon doigt, non pas de problème de sucre. Elle commente les traits physiques des pompiers avec sa collègue, je participe, elles me regardent comme si j'étais tombée de la lune. On avance et on me met dans un box. Là, la grande classe deux médecins rien que pour moi. Le mec était canon en plus ! Je lui montre mes seins - bon, sondes cardio, le maillot de bain, c'est pas top - j'ai même le droit à "c'est votre corps sympathique" et puis il m'explique où sont les trucs quand je lui demande des choses sur la tension etc, un amour. Il m'a même donné un drap parce que je commençais à trembler étant donné que j'étais encore en maillot de bain et trempée ! Je commençais juste à avoir un peu faim quand la dame est entrée pour me dire que je pouvais sortir et que j'avais rien. Ah, je vous le disais ! 

Bref, là, je me remets de mes émotions, maintenant, je suis bien crevée et j'ai un tout petit peu mal à la tête (1,5/10) et tantôt, c'était 8/10... donc, je vais me reposer et ranger ma chambre. 

Smith est épuisé aussi, d'autant qu'il a fallu réembaucher du monde et Captain est encore en mer. En tout cas, demain, on dort ! 

 

 

Mi

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 19:14

Ah, j'en étais sûre, on est ligué contre moi dans cette fac, je le savais ! En plus de mon absence "justifiée" (et donc l'équivalent de zéro) sur mon bulletin à la place de 14/20, la secrétaire m'appelle lundi pour me dire qu'elle ne comprend pas pourquoi les profs lui ont dit que je n'étais pas dispensée et elle me dit "j'ai la feuille sous les yeux, vous avez quand même signé ça en octobre, alors je ne vois pas ce que je peux faire !" Elle explose, elle péte une durite et du coup, je vais la voir seulement mercredi. Mercredi, je vais donc la voir : 

- ah, bonjour, ne vous inquiétez pas, tout est en ordre, vous avez validé votre premier semestre, votre prof m'a dit, c'est arrangé

- euh, comment ça, j'ai validé mon premier semestre, je n'ai pas passé d'examens...

- si, si, c'est ok, vous inquiétez pas, c'est arrangé

- mais je comprends pas, j'ai pas encore passé les examens ! (n'empêche, j'aurais dû me taire, valider le semestre sans passer d'examen, ô joie !)

- mais votre premier semestre de master 1

- bah oui, ça je sais, puisque je suis en master 2

- non, mais vous êtes redoublante

- QUOI ??? (dîtes moi qui je dois descendre maintenant !)

- bah oui, vous redoublez votre master 1

- (tu parles d'une nouvelle !) euh...

- non ?

- ah non, ça c'est pas possible...

- bon, écoutez, revenez me voir demain, là, j'ai trop de travail

 

du coup, je repars et reviens le lendemain

jeudi, secrétaire changée, transformée :

 

- en fait, je me suis trompée, il n'y a aucun problème avec votre dossier, vous avez la dispense que vous vouliez, ah oui, votre absence justifiée sur votre relevé, oh donnez le moi, je vais faire une attestation comme quoi vous avez 14/20, c'est vrai que c'est mieux pour postuler aux grandes universités, je vous comprends... et puis vraiment, je suis désolée, j'ai dû vous faire peur en plus.

 

NO COMMENT

 

Mi

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 10:25

Ce n'est pas que je m'y prends toujours au dernier moment, mais là, j'avoue même en avance ça n'aurait rien changé. Les joies des devoirs en ligne. Je viens de lire le premier devoir en pensant que ça irait plus vite, j'ai décroché au bout de deux pages "le mec se prend vraiment trop la tête !", je suis passée à l'autre devoir qui semblait le moins long à faire, résultat : "j'ai rien compris" et la leçon ne dure qu'une page... 

Evidemment, je dois avoir rendu tout ça ce soir, bon, bah déjà, je n'irai pas à l'escrime, ça, c'est fait. 

Je vais faire le truc le plus cours où j'ai rien compris, ça va déjà me prendre une heure et je ferai la linguistique et les 73 pages à lire pour faire le devoir de deux pages ensuite, et heureusement, c'est du français en français !

Ce soir, ou si j'ai le temps, avant mon cours, je fais la traduction anglais vers français et je garde le meilleur pour la fin pour après tout ça, à savoir le beau commentaire de civilisation américaine, hmm, j'ai hâte. D'autant qu'il faut que je récupère le bouquin sur lequel j'ai dix pages à écrire pour demain je crois. Mais bon, ça, on verra quans j'aurai le temps. 

Ah, il faut aussi que je dépose trois enveloppes au secrétariat, que j'aille voir celui de français, que je donne les conventions de stage à la prof, que je prie un coup pour recevoir le mail que j'attends avec une réponse positive s'il-vous-plait, que j'évite les zéros et devoirs non rendus, bref, en un temps record et du mieux possible parce que la fac où je veux aller me demande quand même 75% de moyenne, là, c'est pas gagné...

Et en plus j'ai pas pu échapper au cours d'anglais où je m'ennuie comme un rat mort, vous pourriez pas changer au moins la prof, parce que une française qui parle français dans un cours d'anglais, je peux pas. 

Bon, c'est pas le tout mais j'ai du pain sur la planche et c'est pas peu dire. 

 

Mi, avec ses croissants au nutella et son thé

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 23:27

Suite de mes listes...

 

1) Poser les deux pieds au Canada

2) Savoir le braille

3) Visiter la Nouvelle Zélande et l'Ecosse

4) Finir ma thèse de linguistique

5) Me marier

6) Faire du Kung Fu

7) Avoir ma propre cuisine avec un beau four

8) Parler anglais - au moins 86/120 au TOEFL

9) Passer un diplôme de danois

10) Visiter la Pologne avec la famille

11) Avoir un chien

12) Lire un Victor Hugo, un Balzac, un Dumas, un Shakespeare (un autre)

13) Avoir une voiture

14) Tricoter une écharpe

15) Savoir faire une fonction du second degré et connaître parfaitement les tables de multiplications

16) Marquer 50 paniers au basket

17) Me peindre les ongles en noir

18) Porter une mini-jupe

19) Aller voir un match de Hockey

20) Manger du serpent

 

 

Mi

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